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« Reine de la réserve » et « princesse indienne » : des costumes d'Halloween qui dérangent

«La reine de la réserve», «la danseuse du loup», «la reine de la tribu» ne sont que quelques exemples des déguisements que l'on peut trouver dans le magasin Spirit Halloween sur l'autoroute Pembina.

«La reine de la réserve», «la danseuse du loup», «la reine de la tribu» ne sont que quelques exemples des déguisements que l'on peut trouver dans le magasin Spirit Halloween sur l'autoroute Pembina.

Photo : CBC

Radio-Canada

Une étudiante autochtone critique les déguisements de femmes autochtones que le magasin Spirit Halloween vend pour l'Halloween.

Chaque année, Sadie-Phoenix Lavoie se dit frustrée de voir dans les vitrines ces costumes qui viennent heurter son identité de femme autochtone.

C'est très raciste, les noms des déguisements sont racistes.

Sadie-Phoenix Lavoie

L'étudiante de l'Université de Winnipeg dit devoir expliquer continuellement pourquoi ce genre de costume peut être blessant.

D'une part, [ceux qui fabriquent ces costumes] ont une image de nous figée dans le temps. Ils ont une image qui leur vient à l'esprit de ce que l'on était il y a plusieurs années et ils se moquent par exemple de nos habits de combattants. Par ailleurs, ils font de la femme autochtone un objet sexuel qui porte toujours des coiffures.

Sadie-Phoenix Lavoie

Ce n'est pas la première fois que de tels déguisements font les manchettes. En 2014, un autre magasin avait suscité la controverse et soulevé les critiques d'une femme autochtone choquée par un costume représentant le personnage de Disney Pocahontas.

« Coincé dans le passé »

Niigaan Sinclair, professeur adjoint à l'Université du Manitoba au Département des études autochtones, dit que l'histoire se répète chaque année et pense que cela va continuer en raison de la manière dont la communauté internationale perçoit les peuples autochtones.

« On est coincé dans le 19e siècle et on est vu comme des sauvages exotiques par ceux qui fabriquent ces costumes », déplore-t-il.

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