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Retour de la morue à T.-N.-L. : l'industrie devra s'ajuster, selon des transformateurs

L'usine de transformation d'Arnold's Cove produit 50 millions de livres de morue par année.

L'usine de transformation d'Arnold's Cove produit 50 millions de livres de morue par année.

Photo : CBC/Terry Roberts

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La reprise de la pêche commerciale à la morue n'est pas acquise, mais il faut s'y préparer et moderniser l'industrie de la transformation à Terre-Neuve-et-Labrador, affirment des dirigeants de l'industrie.

Les stocks de morue du Nord ont commencé à montrer des signes encourageants : Pêches et Océans Canada estime la biomasse dans trois zones au large de la province à 538 000 tonnes de morue.

C'est le niveau le plus élevé depuis 1992, même s'il n'est pas encore suffisant pour justifier la reprise de la pêche commerciale.

Le PDG d'Icewater Seafoods, Alberto Wareham, ne s'attend pas à une reprise à grande échelle de la pêche à la morue avant 5 ans au moins et peut-être même 10 ans.

L'industrie qui renaîtra à ce moment-là, dit-il, sera très différente de celle de l'âge d'or de la pêche à la morue à Terre-Neuve.

Le marché de l'avenir fera place à des entreprises plus petites, qui produisent à plus petite échelle un produit de plus grande qualité.

Une citation de :Albeto Wareham, Icewater Seafoods

Un cofondateur de Clearwater Seafoods, John Risley, abonde dans le même sens. « Tout le monde pense que nous pourrons revenir à la pêche à la morue qui existait dans les années 1980, mais les marchés ne veulent pas de ce type de pêche, dit-il. [...] L'industrie a grandement changé. »

MorueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Filets de morue

Photo : Ici.Radio-Canada.ca/Joane Bérubé

Selon Alberto Wareham, les marchés exigent le type de morue que son usine d'Arnold's Cove produit : des portions congelées individuellement, peu de morues vendues en bloc et pas de poisson salé.

Ses produits sont expédiés principalement en France et au Royaume-Uni.

Il estime que Terre-Neuve-et-Labrador n'aura besoin que de cinq ou six usines comme la sienne, qui peut transformer 50 millions de livres de morue par année.

Il faudra éviter de surproduire, dit-il, pour que la pêche à la morue de l'avenir soit durable.

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