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Trudeau en mode séduction pour une place au Conseil de sécurité de l'ONU

Justin Trudeau à l'ONU

Justin Trudeau à l'ONU

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Justin Trudeau prononcera mardi à New York son premier discours devant l'Assemblée générale des Nations unies. Le premier ministre profitera de l'occasion pour rappeler que le Canada brigue un siège au Conseil de sécurité de l'ONU, mais cette partie est loin d'être gagnée.

Pendant deux jours, le premier ministre compte se présenter comme un dirigeant progressiste sur la scène internationale. Il soulignera le leadership du Canada dans des dossiers importants pour l'ONU comme les changements climatiques et la crise des réfugiés, et dans la promotion de la sécurité et de la stabilité au Moyen-Orient.

En mars dernier, il avait annoncé que le Canada tenterait d'obtenir une place au Conseil de sécurité à l'élection de 2020 et que son éventuel mandat de deux ans commencerait en 2021.

Si la ligne d'arrivée peut sembler encore loin, le Canada est peut-être entré un peu tard dans la course, comparativement à la Norvège et à l'Irlande, qui convoitent également ce siège.

« Les Canadiens vont devoir faire un effort pour se démarquer de ces deux États-là, parce qu'en termes de réputation ou de crédibilité, ils sont à peu près tous dans le même groupe. »

— Une citation de  Stéphane Roussel, professeur à l'École nationale d'administration publique

En 2010, le Canada avait perdu la course après avoir remporté les six précédentes. Les hypothèses sont nombreuses quant aux causes de cet échec. Certains évoquent le manque d'engagement du gouvernement Harper dans la course ou de nuances dans ses positions sur le dossier israélo-palestinien.

« Sans faire de commentaires trop agressifs, je vous dirais, une élection, ça se gagne quand on a des amis qui vont voter pour vous. Je pense que pendant quelques années, on a perdu beaucoup d'amis et je pense que l'échec l'a prouvé », croit Claude Laverdure, ex-conseiller diplomatique du premier ministre Jean Chrétien et ancien ambassadeur du Canada.

Soucieux de se distinguer de son prédécesseur sur la scène internationale, Justin Trudeau multiplie les signaux d'appui au multilatéralisme, notamment en promettant de renouer avec les opérations de maintien de la paix.

« Là, on a un gouvernement qui s'est commis de manière très nette à l'égard de l'institution, puis à l'égard d'une des activités centrales du Conseil de sécurité qui est le maintien de la paix, donc ce sont des facteurs qui aident », soutient Stéphane Roussel.

Pour le Canada, se faire remarquer n'est plus aussi simple que par le passé, puisque de nouveaux joueurs s'imposent sur la scène internationale.

« On est moins unique en matière de maintien de la paix où on était l'un des plus grands fournisseurs. Maintenant, on est 30e. Il y a des pays en développement qui ont des contributions phénoménales », estime Claude Laverdure.

- Avec les informations de Madeleine Blais-Morin

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