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Jim Watson persiste et signe : sa ville est suffisamment bilingue

Le maire d'Ottawa est préoccupé, mais estime que sa ville est sécuritaire.

Le maire d'Ottawa est préoccupé, mais estime que sa ville est sécuritaire.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, maintient sa position au sujet du bilinguisme, malgré les critiques. Sa ville est suffisamment bilingue, selon lui.

Alors que le regroupement pour une capitale nationale bilingue a gagné un appui important, soit celui du député Denis Paradis, les réactions se font nombreuses dans la région.

Le porte-parole en matière de Langues officielles pour le Nouveau parti démocratique, François Choquette, ne croit pas que l'appui de Denis Paradis soit d'un si grand poids.

« Ce serait important pour le comité s'il y avait une véritable volonté de la part de la ministre Mélanie Joly », explique-t-il.

La ministre responsable des langues officielles Mélanie Joly ne veut pas se mêler du dossier. « La désignation d'Ottawa comme ville bilingue se doit d'être une décision de la Ville d'Ottawa et du gouvernement provincial », explique-t-elle.

Pour Mathieu Fleury, conseiller du quartier Rideau-Vanier à Ottawa, si le gouvernement fédéral s'implique dans le débat, il y a là un risque.

« Que le gouvernement fédéral s'implique c'est une bonne chose au niveau symbolique », soutient-il.

Je ferais attention par exemple, parce que dans la capitale nationale, il y a un goût amer du modèle fédéral sur le bilinguisme.

Une citation de :Mathieu Fleury, conseiller du quartier Rideau-Vanier

Ottawa devrait-elle être une ville bilingue? Don Boudria se prononce

Le gouvernement de l'Ontario lance, à son tour, la balle dans le camp de la Ville.

« On est d'accord avec le fait que si la ville en fait la demande, nous y participerons, les allons les aider et les soutenir », a affirmé Marie-France Lalonde, ministre déléguée des Affaires francophones de l'Ontario.

Jim Watson a déjà dit non au bilinguisme officiel. Aujourd'hui, il persiste et signe. Mais son aval n'est pas nécessaire à la réussite de l'initiative « Ottawa bilingue », si une majorité de conseillers est en faveur. Tous les appuis sont donc les bienvenus.

Si le comité des langues officielles venait à appuyer le projet, ce serait certainement une munition de plus pour une ville officiellement bilingue. Mais en coulisses, le message est clair: le fédéral ne doit surtout rien imposer.

Avec les informations de Catherine Lanthier

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