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Redevances de développement : Bowman persiste et signe

Le maire de Winnipeg, Brian Bowman

Le maire de Winnipeg, Brian Bowman

Photo : CBC/Bartley Kives

Radio-Canada

La Ville de Winnipeg pourrait imposer des redevances de développement à partir du 1er janvier 2017. La garde rapprochée du maire Brian Bowman sera appelée à se prononcer sur la question lors de la réunion du Comité exécutif mercredi prochain.

L'ébauche du règlement municipal, rendue publique vendredi, prévoit la mise en place d'une taxe de dénaturation de l'environnement. Le montant perçu par la Ville variera selon le type de construction, et augmentera chaque année en fonction du taux d'inflation des coûts de construction.

Les montants des redevances proposés pour 2017 sont :

  • Construction résidentielle : 109,45 $ par mètre carré
  • Construction industrielle : 61,16 $ par mètre carré
  • Espaces publics et institutionnels : 94,08 $ par mètre carré
  • Espaces commerciaux et de vente au détail : 152,91 $ par mètre carré
  • Espaces de bureau : 226,51 $ par mètre carré

Les sommes perçues seront versées dans un fonds qui servira à financer des projets d'infrastructure.

Le nouveau règlement municipal prévoit toutefois des exemptions pour les projets de logement abordable, les édifices gouvernementaux, les écoles publiques, les institutions postsecondaires et les organismes à but non lucratif.

Brian Bowman a réaffirmé vendredi son intention d'imposer la nouvelle taxe, mais n'écarte pas la possibilité de modifier l'ébauche de règlement, notamment l'ajout d'une exemption pour les projets d'aménagement résidentiel intercalaire.

La proposition sera soumise à un premier vote à la réunion du Conseil exécutif le 21 septembre. La conseillère de Winnipeg-Sud-Saint-Norbert Janice Lukes, qui siège au comité, a déjà annoncé qu'elle votera contre le nouveau règlement municipal.

Opposition féroce

La possibilité que les projets de construction soient bientôt assujettis à une taxe de dénaturation de l'environnement déplaît aux promoteurs immobiliers et entrepreneurs en construction.

« Nous sommes déçus que la Ville ne semble pas se soucier de l'impact de sa décision sur des centaines d'entreprises et des milliers de Winnipégois », déplore le responsable des politiques de la Winnipeg Construction Association.

Le promoteur immobilier Qualico, qui a suspendu son expansion du quartier Sage Creek en raison de la taxe, remet en doute l'autorité de la Ville à imposer une telle taxe. « La Ville veut outrepasser ses pouvoirs », dit le vice-président du développement communautaire chez Qualico, Eric Vogan.

Il y a une différence entre l'imposition d'une taxe de 20 000 $ sur une maison et délivrer un permis pour chien.

Eric Vogan, vice-président du développement communautaire, Qualico

Le pouvoir de Winnipeg d'imposer une telle taxe a aussi été remis en doute par le gouvernement provincial. « Le premier ministre a été très clair : notre gouvernement a été élu avec le mandat de réduire les taxes pour les Manitobains », a déclaré la ministre des Relations avec les Autochtones et les municipalités, Eileen Clarke. « Nous allons examiner le rapport et solliciter un avis juridique. »

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