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Une rentrée universitaire « all in English » à Sudbury déçoit une étudiante francophone

Une étudiante de l'Université de Sudbury est déçue par l'offre de cours en français.

Une étudiante de l'Université de Sudbury est déçue par l'offre de cours en français.

Photo : Lisa Marie Fleurent

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une rentrée universitaire décevante pour une jeune étudiante à Sudbury. Marie-Pierre Héroux affirme que l'offre de cours en français est insuffisante et que l'ambiance du campus universitaire n'encourage pas les étudiants à s'afficher comme francophone.

Un texte de Lisa Marie FleurentTwitterCourriel

Marie-Pierre Héroux en a gros sur le cœur. La jeune femme de 17 ans souhaitait poursuivre ses études postsecondaires en français à l'Université de Sudbury au programme de folklore et ethnologie. Mais en mai dernier, l'établissement a annulé ce programme, expliquant que les inscriptions étaient insuffisantes. La jeune femme originaire d'Embrun a appris cette nouvelle quelques semaines plus tard, mais a tout de même décidé de poursuivre ses études à l'Université de Sudbury.

La rectrice de l'établissement d'enseignement, Sophie Bouffard, assure que tous les étudiants ont été avertis de ce changement, durant l'été. L'Université offre cependant à ses étudiants de compléter quelques cours en ethnologie en ligne.

Toutefois, l'étudiante explique que les cours en ligne qui lui sont proposés sont plutôt des lectures obligatoires qui lui sont envoyées par la poste.

Marie-Pierre Héroux fait ses valises. Elle rentrera chez ses parents lundi.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marie-Pierre Héroux fait ses valises. Elle rentrera chez ses parents lundi.

Photo : Mathieu Grégoire

C'est très triste. Et c'est pourquoi c'est important de faire le suivi.

Une citation de :Sophie Bouffard, rectrice de l'Université de Sudbury

Offre de cours insuffisante?

Comme plusieurs étudiants inscrits aux trois universités fédérées, Marie-Pierre Héroux doit suivre des cours à l'Université Laurentienne pour compléter son programme. Après quelques semaines de classes, l'étudiante assure qu'elle découvre que les cours offerts en français en lien avec son champ d'étude à la Laurentienne sont anémiques. Elle ajoute qu'elle doit donc s'inscrire à des cours en anglais pour s'assurer de terminer son cursus en temps souhaité.

Le recteur de l'Université Laurentienne, Dominic Giroux, réfute en affirmant qu'il y a suffisamment de cours offerts dans son institution. Des cours dans la langue de Molière sont offerts dans une quarantaine de programmes, affirme-t-il.

En première année, il y a au mois 120 cours qui sont offerts annuellement en français et le nombre augmente à la deuxième année et à la troisième année en raison des spécialisations.

Une citation de :Dominic Giroux, recteur de l'Université Laurentienne

Une université franco-ontarienne plus que jamais

Marie-Pierre Héroux ajoute que ces récents événements ne font que la convaincre davantage de la nécessité d'une université franco-ontarienne. « Ça ne me tentait pas de parler en français avec les autres parce que les commentaires des gens des fois... Ça ne me donnait pas le gout de m'afficher comme francophone », explique la jeune femme.

Je soutiens encore plus le projet d'une université franco-ontarienne parce que j'ai vraiment vécu les services en anglais, l'annulation d'un programme et l'offre minime des cours en français, puis avec une université francophone c'est tout le contraire qu'on veut.

Une citation de :Marie-Pierre Héroux

Le projet de loi appuyant la création d'une université franco-ontarienne est toutefois de retour à la case départ après la prorogation des travaux de la législature.

Une situation dénoncée sur les médias sociaux

À la suite de cette expérience, Marie-Pierre Héroux a décidé de partager sur les médias sociaux sa rentrée scolaire. Une publication qui a été beaucoup partagée.

L'étudiante associe le programme de folklore et ethnologie à l'Université Laurentienne dans cette publication sur Facebook. Or, ce programme est offert à l'Université de Sudbury, établissement fédéré à la Laurentienne.

L'étudiante a depuis abandonné ses cours, retournera vivre chez ses parents et s'inscrira éventuellement dans une autre institution d'enseignement.

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