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Lev Tahor dans l'oeil des autorités au Guatemala

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le dossier de la secte juive Lev Tahor, qui a quitté le Canada en 2014, refait surface. Alors que des médias au Guatemala affirme que les autorités locales ont mené des opérations policières ciblant le groupe, la Direction de la protection de la jeunesse au Québec et l'avocat du groupe en Ontario confirment seulement qu'ils font des démarches dans le dossier.

Un texte d’Eve CaronTwitterCourriel 

Le quotidien La Prensa Libre, du Guatemala, affirmait plus tôt cette semaine que différents ministères, dont le Bureau du procureur, avaient mené des opérations qui ciblent la communauté Lev Tahor pour des cas de « maltraitance d'enfants ».

Toujours selon le journal guatémaltèque, les autorités soupçonnent qu'entre 50 et 60 mineurs, âgés de quelques mois à 17 ans, sont maltraités.

L'avocat du groupe, Guidy Mamann, confirme qu'il s'est rendu au Guatemala cette semaine pour rencontrer les membres de Lev Tahor.

Par ailleurs, la Chambre de la jeunesse du Québec a autorisé jeudi matin la DPJ et le gouvernement québécois à transmettre des informations aux autorités guatémaltèques « dans le cadre des interventions actuellement en cours auprès de la communauté juive Lev Tahor ».

Le ministère des Relations internationales du Québec pourra partager ces informations avec les autorités du Guatemala afin de les aider dans leurs démarches visant à protéger les enfants de la communauté Lev Tahor.

Myriam Sabourin, agente d'information, Centre intégré de santé et de services sociaux des Laurentides

Un porte-parole d'Affaires mondiales Canada a pour sa part indiqué que « des agents consulaires canadiens collaborent avec les autorités concernées au Canada et au Guatemala pour fournir une assistance », sans donner plus de détails.

Le groupe Lev Tahor s'était établi à Sainte-Agathe-des-Monts. Toutefois, en 2013, la DPJ était intervenue à la suite d'une enquête sur le bien-être et la scolarisation de quelque 120 enfants de la communauté.

Les membres de Lev Tahor avaient alors fui vers l'Ontario, où ils ont rapidement attiré l'attention des autorités.

À peine trois mois après leur départ du Québec, un juge de la région de Chatham-Kent avait ordonné que 13 enfants de la communauté soient retirés à leurs parents et placés en foyer d'accueil. Le juge leur a accordé 30 jours pour en appeler de sa décision. Pendant cette période, certaines familles ont pris la fuite vers le Guatemala.

Avec les informations de Michel Bolduc et Natasha MacDonald-Dupuis

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