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REM : des ententes de confidentialité inquiètent certains citoyens

Le projet de système léger sur rail (SLR) pour Montréal.

Le projet de système léger sur rail (SLR) pour Montréal.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

EXCLUSIF - Toutes les villes concernées par le futur train électrique de la Caisse de dépôt et placement du Québec doivent signer des ententes de confidentialité sur le projet, ce qui inquiète certains citoyens. Une conseillère municipale de Brossard refuse même de signer le document.

Doreen Assaad est la seule élue de la Ville de Brossard à avoir refusé de signer le document avant d'assister à une rencontre à propos du Réseau électrique métropolitain (REM). Selon elle, l'entente lui aurait interdit de divulguer toute information qui n'avait pas déjà été rendue publique.

« Si ça avait été simplement pour éviter la spéculation, j'aurais compris. La portée de cette entente était beaucoup plus grande. Si j'ai des critiques à formuler pendant la mise en place du train, je veux être en mesure de les faire », estime la conseillère municipale.

Selon les informations vérifiées par Radio-Canada, les villes de Montréal, Brossard, Beaconsfield, Pointe-Claire et Sainte-Anne-de-Bellevue ont déjà donné leur aval pour la signature de telles ententes de confidentialité.

« Comme nous savons que d'autres villes ont signé cette entente et comme les villes sont convoquées à brève échéance et que ce projet est largement encouragé, nous voulons faciliter l'avancement du projet. C'est pourquoi nous avons travaillé en ce sens », indique le directeur général de la ville de Beaconsfield, Patrice Boileau.

À Sainte-Anne-de-Bellevue, le citoyen Michel Belleau ne comprend pas pourquoi les élus siégeant au conseil municipal ont entériné le document.

« Du jour au lendemain, on demande la confidentialité. C'est aberrant. Ça n'a pas de sens. Quand je vais poser des questions aux élus, on me répondra dorénavant que tout est confidentiel », déplore celui qui demeure à Sainte-Anne-de-Bellevue depuis 2006. Selon lui, il s'agit d'un manque grave de transparence.

Une conseillère municipale de Brossard, Doreen Assaad, et un citoyen de Sainte-Anne-de-Bellevue, Michel Belleau
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Une conseillère municipale de Brossard, Doreen Assaad, et un citoyen de Sainte-Anne-de-Bellevue, Michel Belleau

Photo : Radio-Canada

Le maire Coderre et CDPQ-Infra se veulent rassurant

Quand on lui a demandé pourquoi une ville comme Montréal devait signer une telle entente, le maire Denis Coderre s'est voulu rassurant. « C'est pour éviter la spéculation foncière. Il y aurait nécessairement un impact sur la valeur de certains terrains [si certaines informations privilégiées étaient dévoilées] », explique le maire.

La filiale de la Caisse de dépôt, CDPQ-Infra, garantit qu'elle sera toujours transparente dans le dossier du Réseau électrique métropolitain mais qu'il fallait s'assurer qu'aucun fournisseur n'obtienne des données qui pourraient les favoriser.

« On veut agir avec rigueur pour respecter notre budget. Plusieurs entreprises sont intéressées par notre projet. Nous voulons leur remettre de l'information de façon équitable », illustre Jean-Vincent Lacroix, directeur des relations médias chez CDPQ-Infra.

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