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170 ans après sa disparition, le NSM Terror est officiellement retrouvé

Deux navires, HMS Erebus et HMS Terror, sont disparus en 1846 lors de l'expédition Franklin, dans le Grand Nord canadien.
Deux navires, HMS Erebus et HMS Terror, sont disparus en 1846 lors de l'expédition Franklin, dans le Grand Nord canadien.
Radio-Canada

L'épave retrouvée lundi au Nunavut a officiellement été identifiée comme étant celle du NSM Terror, le deuxième bateau de l'expédition Franklin de 1845. Cette découverte survient deux ans après la découverte de l'autre bateau de l'expédition ratée pour trouver le passage du Nord-Ouest dans l'Arctique, le NSM Erebus.

Au début du mois de septembre, l'équipe de l'Arctic Research Foundation (ARF) naviguait sur les eaux du Nunavut près de Gjoa Haven. Le chef des opérations, Adrian Schimnowski, a eu la puce à l'oreille lorsqu'un de ses équipiers inuit, Sammy Klovi, lui a parlé de quelque chose qu'il avait vu sept ans auparavant dans les alentours. Sans hésiter, l'équipage a alors décidé de faire un détour pour aller voir ce que Sammy Klovi avait vu.

Après deux heures et demie de recherche, l'équipe a retrouvé une épave qui s'avère être celle du NSM Terror.

Le bateau était resté pris dans les glaces en 1846 avec le NSM Erebus pour des raisons encore mystérieuses. Le but de l'expédition Franklin était de trouver un passage maritime au Nord-Ouest du Canada.

Adrian Schimnowski confirme avec « 100% » de certitude que l'épave retrouvée correspond bien à celle du NSM Terror.

Sur les vidéos sous-marines, on a pu voir que l'épave avait exactement la même apparence que celle du NSM Erebus

Adrian Schimnowski, président-directeur général etchef des opérations del'Arctic Research Foundation

Réécrire l'histoire

Francis Crozier, le capitaine du TerrorFrancis Crozier, le capitaine du Terror Photo : Parcs Canada

Le chef des opérations explique que cette découverte est majeure, car elle va permettre de comprendre un peu mieux ce qui s'est réellement passé durant l'expédition.

On a vu des vidéos de l'intérieur, on a pu voir les pièces et où vivaient les matelots, et tout est en ordre. On a l'impression qu'ils ont pris toutes choses dont ils avaient besoin et ont abandonné le bateau. Ce qui est remarquable vu que le bateau était encerclé par la glace.

Adrian Schimnowski, président-directeur général etchef des opérations del'Arctic Research Foundation

Adrian Schimnowski tient également à préciser que l'épave est en parfaite condition. « On dirait même qu'elle peut flotter », ajoute-t-il.

Le NSM Terror sera sorti de l'eau mardi, où il est resté caché pendant plus d'un siècle et demi.

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