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L'UPA veut que chaque MRC ait son travailleur de rang

Un cultivateur dans son champ
Un cultivateur dans son champ Photo: iStock
Radio-Canada

L'Union des producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent souhaite que les agriculteurs puissent avoir accès plus facilement à de l'aide psychologique. Pour ce faire, le syndicat voudrait embaucher un travailleur de rang dans chaque MRC de son territoire.

Un texte de Julie TremblayTwitterCourriel

Depuis 2013, dans la Matapédia, une travailleuse de rang se déplace sur le territoire pour rencontrer les agriculteurs et leur offir son aide. Ce projet-pilote de trois ans, qui a été reconduit cet année, pourrait s'étendre éventuellement à tout le territoire du Bas-Saint-Laurent.

Selon le président de l'UPA, Gilbert Marquis, bon nombre d'agriculteurs ont besoin d'aide psychologique mais n'entament pas de démarches pour se faire aider. Il croit que si une personne se déplace chez eux pour les écouter, cela fera toute la différence.

Des fois quand t'es tout seul dans ton coin et que t'as personne à qui parler, ça devient difficile, tandis que cette personne-là va pouvoir le faire [...] pis s'il y a de quoi qui va pas, elle va pouvoir amener [le producteur] à consulter.

Gilbert Marquis, président de l'UPA Bas-Saint-Laurent
Un champ videUn champ vide. Photo : Flair

L'UPA ne sait toutefois pas comment financer ce projet pour l'instant. Plusieurs partenaires pourraient être invités à contribuer, notamment les MRC. Au Témiscouata, la préfète Guylaine Sirois se dit très sensible aux problèmes psychologiques vécus par les agriculteurs. Elle ne ferme pas la porte à participer financièrement au projet :

On est conscients qu'il y a une problématique, on voit qu'il y a des gens qui sont vraiment dans des situations où ils ont besoin d'aide, mais comment la procédure va s'établir, c'est ce que l'équipe de l'UPA est en train de mettre en place.

Guylaine Sirois, préfète de la MRC du Témiscouata

Des sentinelles pour les agriculteurs

En attendant de pouvoir embaucher des travailleurs de rang, l'UPA souhaite élargir son réseau de sentinelles, de façon à ce que les personnes qui travaillent de près ou de loin avec les agriculteurs puissent identifier ceux qui ont besoin d'aide psychologique. Pour ce faire, le syndicat compte donner une formation à une centaine de personnes cette année.

Un plan d'action pour améliorer la santé psychologique des agriculteurs doit d'ailleurs être présenté aux membres de l'UPA Bas-Saint-Laurent au début du mois d'octobre.

Est du Québec

Agro-industrie