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Consultation sur les langues officielles en Alberta

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une consultation fédérale sur les langues officielles se déroule à Edmonton, pour permettre aux Franco-Albertains et aux francophiles de la province de s'exprimer sur l'état de leur communauté et de faire part de leurs inquiétudes.

Cette consultation fait partie de la tournée pancanadienne initiée par Patrimoine Canada. Après Calgary la semaine dernière, cette 19e table ronde s'est déroulée au Campus Saint-Jean.

La rencontre a réuni 31 associations et organismes francophones qui ont partagé leurs inquiétudes quant à l'avenir des communautés francophones dans l'Ouest. Elles ont aussi demandé au gouvernement de mettre en place des mesures qui favorisent le bilinguisme dans les institutions officielles.

Les consultations doivent permettre d'approfondir les priorités du futur plan pluriannuel d'Ottawa.

La jeunesse et l'éducation

La jeunesse est apparue comme la pierre angulaire des préoccupations. Les intervenants s'accordent pour dire que le bilinguisme doit être mis de l'avant dans la construction de l'identité canadienne et que cela doit passer par l'éducation.

Le doyen du Campus Saint-Jean, Pierre-Yves Mocquais, a profité de cette consultation pour plaider en faveur d'un plus grand financement pour son établissement.

Les infrastructures du campus sont vieillissantes et ne répondent plus aux besoins de ceux qui le fréquentent, explique-t-il.

Nous devrions recevoir davantage. Le Campus Saint-Jean, qui dessert l'Ouest canadien, devrait en particulier avoir des moyens bien supplémentaires pour pouvoir faire son travail.

Une citation de :Pierre-Yves Mocquais

Selon M. Mocquais, il faut réajuster les finances, car les universités anglophones au Québec sont bien plus financées que les universités francophones hors Québec.

Ces dernières, qui desservent une population similaire à celle des universités anglophones du territoire québécois, reçoivent seulement 20 % du financement accordé aux universités anglophones du Québec, affirme le doyen.

D'autres préoccupations

Les intervenants disent également vouloir plus de financement dans les services de soins de santé et dans les services juridiques.

Le député fédéral d'Edmonton-Centre Randy Boissonneault, Franco-Albertain et ex-étudiant du Campus Saint-Jean, participait à la consultation au nom de la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly. Il reconnaît qu'il y a du chemin à parcourir, autant en Alberta que partout au pays, afin d'atteindre la dualité linguistique.

Je sais que c'est un choix quotidien de vivre en français et je crois que c'est un message qu'on a reçu aujourd'hui. Ça continue d'être, disons, pas difficile, mais un défi d'avoir des services en français.

Une citation de :Randy Boissonneault, député fédéral

L'Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA), a de son côté affirmé que sa priorité sera de s'assurer qu'Ottawa a bien retenu les préoccupations de la communauté.

Les tables rondes se déroulent depuis le mois de juin et dureront jusqu'en octobre.

Un total de 21 communautés sont visitées à travers le pays. Le rapport final est prévu pour 2017 et sera mis en application en 2018. Il sera étalé sur une période de 5 ans.

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