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Projet Tango : le nouveau chef d'Attawapiskat ne veut pas dire oui trop vite

La mine Victor de De Beers, à 90 km à l'ouest d'Attawapiskat

La mine Victor de De Beers, à 90 km à l'ouest d'Attawapiskat

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De Beers n'ira pas de l'avant avec le projet d'exploration minière Tango sans l'accord de la communauté d'Attawapiskat, qui est concernée par le projet. L'obtention de ce consentement pourrait toutefois prendre plusieurs semaines, selon le chef d'Attawapiskat.

Un texte de Stéphany LaperrièreTwitterCourriel

« Il est inutile de mener des activités sur le territoire des Premières Nations si nous n'avons pas leur soutien », affirme le président-directeur général de De Beers Canada, Kim Truter. 

De Beers souhaite mener des travaux d'exploration à proximité de sa mine de diamants Victor, située sur la côte ouest de la baie James, à environ 90 kilomètres de la communauté d'Attawapiskat. 

La minière veut toutefois d'abord obtenir le consentement de la Première Nation, une approche qui va au-delà des exigences de la loi, mais qui représente de plus en plus la norme dans le secteur minier, selon l'avocat Martin Bayer.  

« Je doute qu'il existe encore une compagnie qui songerait à faire un projet sans la participation et le consentement des Premières Nations qui pourraient être affectées »

— Une citation de  Martin Bayer, avocat chez Weaver Simmons 

Selon le chef d'Attawapiskat, l'accord de sa communauté au projet d'expansion Tango n'est pas pour demain. 

« La communauté veut s'assurer d'une entente juste. Nous avons fait plusieurs erreurs dans le passé », dit Ignace Gull. 

Il affirme que la communauté n'a pas été adéquatement informée dans le cadre des négociations qui ont précédé l'exploitation de la mine Victor. 

« Les gens ne comprenaient pas. Ils ne savaient pas ce qu'ils signaient »

— Une citation de  Ignace Gull, chef de la Première Nation d'Attawapiskat

Avant de donner son aval au projet, Ignace Gull veut avoir l'appui des membres de la communauté, y compris ceux qui vivent à l'extérieur de la réserve, ce qui pourrait prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, selon lui. 

Définir le consentement 

Un organisme local de développement économique, Attawapiskat Entreprises, mène actuellement une campagne d'information qui devrait être terminée dans les prochaines semaines.

Selon Kim Truter, près de 80 % des membres de la communauté ont été jusqu'à maintenant approchés par Attawapiskat Entreprises. Il explique que les résultats de cette campagne seront ensuite présentés à Ignace Gull. 

« Ce qui est différent cette fois c'est que nous avons réussi à ce que ce soit la communauté elle-même qui détermine son soutien au projet », dit Kim Truter. 

Or, il ne faut pas confondre le consentement d'Attawapiskat Entreprises avec le consentement de la communauté, affirme une porte-parole de Wildlands League, un organisme qui suit de près les activités de De Beers dans la région.  

« C'est comme une entreprise qui fait la promotion de ses activités », dit Anna Baggio. 

Pour Ignace Gull, ce sont les membres de la communauté qui doivent déterminer les étapes préalables à son consentement au projet, qui pourraient inclure par exemple la tenue d'un référendum. 

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