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Les écoles doivent mettre à jour leur politique anti-intimidation 

Logo toilettes transgenre
Logo toilettes transgenre Photo: ICI Radio-Canada

Les écoles publiques et privées de la Colombie-Britannique devront inclure des protections précises pour les étudiants LGBT dans leur politique anti-intimidation.

Le ministre de l'Éducation, Mike Bernier, a annoncé jeudi que les districts scolaires de la province ont jusqu'à la fin de l'année pour mettre à jour ces politiques, en incluant des références explicites sur l'orientation sexuelle, l'identité et l'expression du genre.

« Nous voulons nous assurer que chaque enfant est reconnu et évolue dans un environnement sécuritaire, peu importe qui il est, ou ce qu'il espère devenir », déclare-t-il.

M. Bernier s'est montré très ému lors de l'annonce, en parlant de l'expérience vécue par sa fille qui a révélé son homosexualité alors qu'elle avait 19 ans. « J'aurais aimé avoir ces politiques en vigueur lorsque ma fille était encore à l'école. À l'époque, elle me racontait tous ses problèmes à l'école et je comprends parfaitement ce que beaucoup de personnes doivent vivre au quotidien », dit-il.

Depuis 2007, les conseils scolaires de la province doivent avoir des codes de conduite contre l'intimidation. La province s'est engagée à renforcer les codes en 2012, lors de l'introduction de sa stratégie ERASE contre l'intimidation. Depuis 2014, les conseils scolaires ont l'obligation de mentionner tous les motifs de distinction illicite du Code des droits de la personne de la Colombie-Britannique.

La ministre de la Justice, Suzanne Anton, déclare que les changements annoncés vont permettre aux écoles de se conformer avec les modifications apportées au Code des droits de la personne en juillet.

Victoria revient sur sa décision

Le gouvernement libéral de la Colombie-Britannique a refusé de modifier le Code pendant des années, rejetant à quatre reprises la loi proposée par le député néo-démocrate Chandra Herbert. Le gouvernement a finalement changé de position au cours de l'été 2016.

« Je suis très heureux que cela aboutisse enfin, mais cela arrive trop tard. Trop d'enfants ont dû aller à l'école sans aucun soutien. Malheureusement, beaucoup d'entre eux ont arrêté les cours, certains se sont infligé des blessures volontaires, à cause du manque de politiques en vigueur à l'époque », précise M. Herbert.

Selon la Fédération des enseignantes et enseignants de la Colombie-Britannique, environ 44 districts scolaires sur les 60 que compte la province ont déjà adopté des politiques contre l'homophobie ou l'identité du genre.

D'autres provinces, comme l'Ontario et l'Alberta, ont été plus loin avec des lois exigeant la présence d'alliances homosexuelles-hétérosexuelles au sein des établissements scolaires.

Les représentants des écoles privées catholiques de Vancouver et Victoria ont salué les derniers changements. « C'est un faux problème pour nous. Notre philosophie, en tant que catholiques, est que toutes les personnes ont le droit au respect et d'être traitées avec dignité », affirme Bev Pulyk, surintendante des écoles catholiques de l'île de Vancouver.

Colombie-Britannique et Yukon

Éducation