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Déception pour Chalifour et Lachance au vélodrome de Rio

Les réactions de Daniel Chalifour et de son pilote Jean-Michel Lachance

Les attentes étaient grandes pour le paracycliste Daniel Chalifour et son pilote Jean-Michel Lachance, médaillés de bronze à la poursuite aux derniers Championnats du monde sur piste, au premier jour de compétitions aux Jeux paralympiques de Rio.

Les espoirs de donner une première médaille au Canada se sont évanouis, jeudi, dès les qualifications où le tandem a pris le 9e rang.

Le verdict a été sans appel. Les Britanniques Steve Bate et Adam Duggleby ont parcouru les 4000 mètres en 4 min 8 s 146/1000 pour établir une nouvelle marque mondiale. Ils ont ainsi donné le ton en vue d'une finale qui s'annonce particulièrement relevée en soirée, puisqu'elle les opposera aux Néerlandais Vincent ter Schure et Timo Fransen. Ces derniers sont aussi passés sous l'ancien record du monde en matinée, stoppant le chrono à 4:09,527.

Le bronze sera disputé entre les Espagnols Ignacio Avila Rodriguez et Joan Font Bertoli et les Néerlandais Stephen de Vries et Patrick Bos, auteurs des 3e et 4e temps des qualifications.

C'était extrêmement rapide. En roulant dans la septième vague, nous avions une très bonne idée du temps qu'il fallait faire pour accéder aux rondes des médailles.

Daniel Chalifour

Les deux Québécois ont estimé qu'il leur faudrait un temps d'environ 4 minutes 14 secondes pour se qualifier, ce qui est trois secondes de moins que leur record canadien de 4:17,178, réalisé en mars dernier lors des mondiaux.

Pédalant à un rythme soutenu dès le départ, Chalifour et Lachance n'ont pu conserver leur cadence et ont finalement inscrit un temps de 4:24,129. « Nous sommes partis forts en tenant le rythme que ça prenait, mais c'était un peu trop rapide pour que nous puissions le soutenir », a expliqué le paracycliste de Mont-Laurier.

« En roulant un peu plus lent, nous aurions probablement pu faire notre 4 minutes 17 secondes, mais nous savions que ce n'était pas assez pour la ronde des médailles. Il fallait mettre toute la gomme. »

« C'est une grosse déception. Nous n'avons pas livré ce que nous voulions livrer », a souligné Jean-Michel Lachance, de Québec, qui prenait part à la première course de sa carrière aux Jeux paralympiques.

Chalifour a été surpris du grand pas qu'a fait son sport depuis ses débuts en paracyclisme il y a 10 ans. « Nous ne pouvons pas être déçus d'avoir essayé d'être dans la ronde des médailles. Il y a finalement eu six équipes qui ont fait dans les 4 minutes 14 secondes ou moins. Ça n'avait jamais été fait dans notre catégorie. »

Les deux Québécois seront de retour en scène pour les courses sur route les 14 et 17 septembre à Rio. « Nous avions mis toutes nos énergies pour la poursuite. La pression sera un peu moins importante aux courses sur route. Nous pourrons jouer sur le côté tactique pour nous démarquer », a conclu Jean-Michel Lachance.

rivn-mc-molnar2Marie-Claude Molnar Photo : (Photo: Phillip MacCallum/Canadian Paralympic Committee)

Un chrono qui satisfait les attentes de Marie-Claude Molnar

En action dans la dernière vague de qualifications de la poursuite féminine chez les C4, Marie-Claude Molnar partageait la piste avec l'Américaine et championne du monde en titre, Shawn Morelli. « C'est vraiment ce que je souhaitais, de rouler avec elle. Elle est vraiment une coche au-dessus alors ç'a été un élément de motivation », a mentionné la Longueuilloise.

Elle a fini à trois secondes d'une place pour la médaille de bronze, soit le même rang qu'aux mondiaux de cette année. Mais Molnar n'en avait que faire. D'avoir parcouru les 3000 mètres en 4:08,452 était suffisant pour la réjouir. Et pour cause, elle a amélioré son meilleur temps par plus d'une seconde!

« De faire dans les 4 minutes 8 secondes était un objectif que nous nous étions fixé et c'est maintenant atteint. J'ai vraiment fait ce que j'avais à faire », a indiqué Molnar dont l'ancienne marque personnelle était un temps de 4:10,184.

« J'ai maintenu le plan de départ et j'ai conservé mon rythme, alors je suis vraiment contente », a-t-elle poursuivi.

De son côté, Nicole Clermont a fini neuvième et dernière de la catégorie C5. La spécialiste de la route, qui compte très peu d'expérience sur la piste, a stoppé le chronomètre à 4:08,557.

« C'est seulement la deuxième fois que je faisais un 3000 mètres sur la piste, a expliqué l'athlète de Saint-Denis-de-Brompton qui espérait tout de même rouler 2 secondes plus vite. Je suis partie un peu trop vite, alors ça m'a tuée au premier tour. J'ai eu de la difficulté à récupérer par la suite. »

À 55 ans, la directrice d'école était tout de même ravie d'avoir brisé la glace aux Jeux de Rio. « J'ai maintenant hâte aux courses sur route », a-t-elle conclu.

Par Sportcom

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