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Le couple qui rêvait d’or

Brent Lakatos et sa femme, Stephanie Reid, membre de la délégation britannique

Brent Lakatos et sa femme, Stephanie Reid, membre de la délégation britannique

Photo : Getty Images / GLYN KIRK

Radio-Canada

Des médailles d'argent aux Jeux de Londres en 2012. C'est ce qui a convaincu Brent Lakatos et sa conjointe Stefanie Reid d'embarquer à nouveau dans l'aventure qui les a menés à Rio. Cette fois, ils ne veulent rien de moins que les médailles d'or paralympiques qui manquent à leur impressionnante collection.

Un texte d'Alexandra PichéTwitterCourriel

Nous avons pensé à la retraite, mais nous étions tellement proches en 2012, qu'il fallait continuer pour essayer encore de gagner l'or. C'est le but des quatre dernières années pour nous. Je veux entendre l'hymne national canadien à Rio.

Brent Lakatos

Originaire de Dorval, Brent Lakatos est un athlète en fauteuil roulant spécialiste des courtes distances. Triple médaillé d'argent aux derniers Jeux, il est champion du monde en titre aux 100 , 200 et 800 m.

Depuis 2012, il habite en Angleterre avec sa femme. Cette dernière détient le record du monde de sa catégorie au saut en longueur. Quand elle était jeune, elle croyait bien avoir une carrière de joueuse professionnelle de rugby, mais elle a perdu sa jambe droite dans un accident de bateau et s'est tournée vers le para-athlétisme.

En 2008, elle a participé aux Jeux paralympiques de Pékin au sein de la délégation canadienne. C'est d'ailleurs durant ses années au Canada qu'elle a attiré l'attention de Brent Lakatos.

Brent Lakatos et Stefanie ReidAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Brent Lakatos et Stephanie Reid

Photo : Getty Images / Jamie McDonald

« Aux Championnats nationaux en 2005, elle était la nouvelle fille dans l'équipe ontarienne. Je l'ai toute de suite remarquée sur la piste et l'histoire s'est écrite toute seule. Nous nous sommes mariés en 2008 et nous voici aujourd'hui », raconte l'athlète de 36 ans.

En 2009, Stefanie Reid a décidé d'enfiler le maillot britannique en compétition. Même s'il habite maintenant l'Angleterre avec sa bien-aimée, Lakatos a quant à lui la feuille d'érable tatouée sur le cœur. Il a été initié au sport par des légendes ayant représenté l'unifolié à l'international et ne souhaite entendre aucun autre hymne national quand il remporte une course.

Sur les traces de Chantal Petitclerc

Le fauteuil roulant est entré dans la vie de Brent Lakatos à l'âge de 6 ans. Lors d'un match de hockey, il a été victime du grave accident qui l'a privé de l'usage de ses jambes. Passionné de sport, il a continué à être très actif malgré son handicap. Natation, ski, tennis, il a tout essayé. C'est finalement le basketball en fauteuil qui l'a conquis.

Brent Lakatos quand il jouait au basketball en fauteuil roulantAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Brent Lakatos quand il jouait au basketball en fauteuil roulant

Photo : La Presse canadienne / JACQUES BOISSINOT

Et grâce au basketball, il a découvert le para-athlétisme. Il allait toujours acheter ses roues de rechange à la Maison André Viger et a fait la connaissance de l'homme derrière ce magasin spécialisé en accessoires adaptés. Multiple médaillé des Jeux paralympiques, Viger a été l'un des pionniers du sport en fauteuil au Canada.

« Je voyais souvent André Viger, mais je ne savais pas qui il était à l'époque. J'avais peur de lui parce que c'était un grand monsieur dans un fauteuil. »

Quand Lakatos a eu 16 ans, Viger lui a fait le cadeau qui a changé sa vie. Il lui a offert un ancien fauteuil de Chantal Petitclerc, son premier fauteuil de course.

Je me suis installé dans la chaise pour la première fois devant chez moi. J'ai donné ma première poussée et je me suis dit : " Wow, je suis le plus vite en fauteuil. " Évidemment ce n'était pas vrai!

Brent Lakatos

Sa première course lui a prouvé qu'il devait travailler beaucoup plus fort pour être compétitif. « J'étais super confiant, se souvient Lakatos en riant. Je pensais gagner facilement. Quand tout le monde est parti, j'ai fait un moyen saut. Ils allaient tellement vite. J'ai fini dernier derrière tout le monde, les gars et les filles. »

Cette première expérience a tout de même motivé le Québécois à continuer l'athlétisme. « Je faisais du basketball l'hiver et de l'athlétisme l'été. Je ne voulais pas faire de l'athlétisme à temps plein parce que je n'aimais pas beaucoup l'entraînement. C'est encore comme ça aujourd'hui, même si je pratique la course en fauteuil à temps plein depuis 2003. »

Brent Lakatos sera sur la ligne de départ des 100, 400, 800 et 4 x 400 m. Son objectif est simple : rentrer à la maison avec quatre médailles dorées. Stefanie Reid sera en action au saut en longueur. Elle aussi ne vise rien de moins que la plus haute marche du podium.

Brent Lakatos célèbre une de ses nombreuses victoires.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Brent Lakatos après son triomphe au 800 m.

Photo : Getty Images / Francois Nel

Sera-t-il possible d'apercevoir Lakatos dans les gradins avec un chandail de l'équipe britannique durant la compétition de sa femme?

« Peut-être un chapeau, a-t-il répondu. Ça va être difficile d'aller la voir, parce que le saut en longueur est la même journée que mes qualifications du 100 m. Je vais faire mon possible pour rester la regarder, mais je ne pense pas que mon entraîneur sera très content. »

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