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La lecture pour réduire l'écart scolaire entre garçons et filles

Des enfants lisent

Il faut créer un engouement pour la lecture chez les jeunes garçons, indique un professeur de la faculté des sciences de l'éducation à l'Université Laval. Égide Royer croit que les lacunes en lecture sont à l'origine des écarts de diplomation entre filles et garçons.

Le professeur Égide Royer constate de tels écarts partout au Canada et la Colombie-Britannique ne fait pas exception à la tendance nationale. Selon ses recherches, l'écart s'élève à 4 % à l'école secondaire dans la province. Il se creuse davantage à l'université, passant à 15 %.

Selon le scientifique, il faudrait repenser la formation à l'école primaire et secondaire qui n'est pas vécue de la même façon pour les garçons et les filles.

Il y a une forme de sous-scolarisation des garçons présentement par rapport aux filles. Il faut continuer à encourager la plus grande réussite possible des filles, mais on ne peut pas tolérer un écart pareil.

Égide Royer, professeur titulaire associé, faculté des sciences de l'éducation, Université Laval

Plus particulièrement, c'est au niveau de l'apprentissage de la lecture qu'il faudrait modifier l'expérience. Il ajoute même que certains garçons, dès la fin de la deuxième année, identifient la lecture comme une activité féminine. Un état de fait sur lequel il faudrait intervenir pour changer la situation.

En lecture, au Canada, à l'âge de 15 ans, vous avez un écart d'un an dans l'apprentissage entre les garçons et les filles. C'est énorme un an.

Égide Royer, professeur titulaire associé, faculté des sciences de l'éducation, Université Laval

Une des solutions qu'il propose consisterait à se concentrer davantage sur les centres d'intérêt des garçons et proposer des modèles masculins de lecture.

Besoin de bouger

D'autres facteurs expliquent aussi l'écart dans les taux de diplomation, explique Égide Roger, dont les troubles de l'attention, mais aussi le cursus scolaire, jugé trop académique selon certains parents.

Pour le professeur Égide Royer, il ne tiendrait pas compte du besoin de bouger des jeunes garçons, par exemple. « Soixante-dix pour centdes personnes mises sous médication à l'école pour des raisons liées à l'attention sont des garçons », soutient le chercheur.

Colombie-Britannique et Yukon

Éducation