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La Chine qualifie l'IA de moteur de l'économie de demain

Profil d'une intelligence artificielle
Profil d'une intelligence artificielle Photo: iStock
Martin Lessard

Quand le président chinois prend la peine de parler de l'intelligence artificielle (IA) comme étant un pilier de la croissance économique de demain, cela en dit long sur la direction que prend la course technologique actuelle.

Personne n'a attendu le président Xi Jinping pour comprendre l'importance de ce secteur dans l'économie de demain. Mais samedi dernier, devant un parterre composé de gens d'affaires du monde entier, en marge du G20, la Chine a indiqué d'où viendront désormais les prochains maîtres du monde.

Voici l'extrait (en mandarin et en anglais) de la conférence du président Xi Jinping à la 28e minute :

Les débouchés de l'IA

Dans un rapport publié l'an passé, le Conseil des technologies de l'information et des communications (CTIC) affirme que l'IA bouleverse déjà des domaines très divers, mais interreliés, de l'économie de demain :

  • L'apprentissage machine : les machines peuvent apprendre à partir de mégadonnées (big data) et prendre ensuite des décisions autonomes.

  • La robotique : grâce à l'apprentissage machine, les robots, extrêmement efficaces et précis, en particulier dans les tâches répétitives et dangereuses, acquièrent de nouvelles compétences tout en s'adaptant à de nouveaux environnements.

  • Le transport : les deux précédents domaines permettent de concevoir des véhicules autonomes et des systèmes d'aide à la conduite. Les transports collectifs et industriels seront les premiers à profiter de ces avancées.

  • Les finances : comme outil de prédiction des cours boursiers, l'IA a déjà démontré ses forces (transactions à haute fréquence) et promet aux dirigeants une aide utile aux prises de décisions.

  • L'informatique médicale : l'analyse des données médicales est cruciale et l'IA pourrait devenir le parfait assistant capable de suggérer des diagnostics aux médecins.

  • La bio-informatique : L'apprentissage machine, les réseaux neuronaux artificiels et les algorithmes génétiques permettront de faire des analyses poussées pour combattre les maladies comme le cancer.

L'IA transforme aussi le cybercommerce, l'industrie des jeux vidéo, les mégadonnées et les objets connectés.

Les défis 

Le rapport souligne plusieurs défis que le Canada doit relever s'il veut mieux se positionner dans ce domaine :

  • Miser sur les ressources humaines : Selon le CTIC, la concurrence internationale (surtout américaine) empêche de garder au Canada des personnes hautement qualifiées en IA (malgré l'existence d'excellents centres d'enseignement comme l'Université de Montréal, qui possède le plus gros centre universitaire en IA au monde).

  • Faciliter le financement de la recherche et du développement : L'attribution de subventions et de crédits d'impôt est indispensable pour soutenir le domaine.

  • Augmenter sa compétitivité industrielle : L'intégration de l'IA dans tous les secteurs industriels deviendra un facteur de compétitivité incontournable à l'échelle internationale.

L'IA génère déjà des produits à très grande valeur ajoutée. Un pays qui investit tout de suite dans ce domaine développe une économie du savoir.

Pour le Canada, le fait d'échapper à la dépendance au secteur des ressources naturelles représente donc une chance inouïe.

Et la Chine, aussi, vient d'indiquer la place qu'elle veut occuper au 21e siècle.

Techno