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La congestion routière est source d'irritabilité et de stress

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L'heure de pointe sur l'autoroute Laurentienne.

L'heure de pointe sur l'autoroute Laurentienne.

Photo : Bruno Giguère

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les travaux routiers et la congestion sont source d'irritabilité, de stress et de fatigue pour une grande proportion de travailleurs, selon un sondage CROP commandé par l'Ordre professionnel des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA).

Le coup de sonde, réalisé en août, révèle que les bouchons de circulation entraînent « souvent » ou « occasionnellement » de l'irritabilité pour 53 % des travailleurs de la grande région de Québec.

Les problèmes de congestion occasionnent aussi du stress (50 %), de la fatigue (40 %), de la perte de productivité au travail (22 %) et de la perte de motivation au travail (20 %).

« On avait mené une étude similaire il y a deux ans et on constate que l'impact négatif des travaux routiers est en croissance », affirme Manon Poirier, directrice générale de l'Ordre des CRHA.

Peu de citoyens de la grande région de Québec accepteraient néanmoins une baisse de salaire pour réduire significativement leur temps de transport. Un travailleur sur cinq (19 %) serait prêt à subir une baisse pouvant aller de 1000 $ à 10 000 $ pour réduire le temps de déplacement vers son lieu de travail. C'est beaucoup moins qu'à Montréal où cette proportion atteint 35 %.

Dans la grande région de Québec, la durée moyenne du trajet pour se rendre au travail est de 21 minutes, comparativement à 31, à Montréal. De plus, 41 % des répondants de la capitale disent mettre moins de 15 minutes pour se rendre au travail.

À Québec, les résidents se déplacent seuls en voiture en très forte proportion (72 %). « Beaucoup moins d'usage du transport en commun, un petit peu de covoiturage et ces habitudes-là n'ont pas changé malgré l'impact des travaux », observe Mme Poirier.

En tout, 541 travailleurs ont répondu au sondage du 12 au 15 août, par le biais d'un panel web. Parmi les répondants, 9 % proviennent de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec.

Des impacts psychologiques

Par ailleurs, l'Ordre professionnel des conseillers en ressources humaines agréés a également sondé ses membres pour connaître les impacts des travaux routiers et de la congestion sur leurs travailleurs.

Dans la grande région de Québec, près des deux tiers des membres (64 %) affirment que les nombreux travaux routiers ont un impact sur la gestion des ressources humaines.

Plus de la moitié des répondants de la Capitale-Nationale (51 %) et de Chaudière-Appalaches (58 %) affirme que les travaux et la congestion routière entraînent des retards « occasionnels » de leurs employés.

À Québec, 24 % des répondants de l'Ordre des CRHA disent faire face à des retards « très souvent ». Sur la Rive-Sud, cette proportion baisse à 12 %.

De plus, 67 % des membres estiment que la congestion routière a un impact psychologique sur les employés à Québec, et 62 % en Chaudière-Appalaches.

Les conséquences les plus fréquentes qui sont observées sont le stress, la fatigue et l'irritabilité.

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