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Trump courtise les Afro-Américains; peine perdue chez les Latinos

Donald Trump s'entretient avec des électeurs à Detroit

Donald Trump s'entretient avec des électeurs à Detroit

Photo : La Presse canadienne / AP/Evan Vucci

Associated Press
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Donald Trump a courtisé l'électorat afro-américain, samedi, en promettant aux habitants de Detroit un meilleur avenir s'il est porté à la présidence des États-Unis.

À deux mois du scrutin, le candidat républicain a assuré que son programme économique profiterait à cette ville du Michigan, connue pour son taux de chômage parmi les plus élevés du pays.

S'adressant à son auditoire de l'église Great Faith Ministries International, M. Trump a reconnu que la communauté noire avait souffert de discrimination par le passé et que ces « erreurs » devaient être « rectifiées ».

Il a par ailleurs fait valoir qu'une meilleure éducation et de meilleurs emplois constituaient la clé d'un avenir plus reluisant pour les États-Unis.

Des manifestants devant l'église Great Faith Ministries International aux États-UnisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des manifestants devant l'église Great Faith Ministries International aux États-Unis

Photo : La Presse canadienne / AP/Carlos Osorio

Le discours de samedi se voulait plus intimiste que ceux dont Donald Trump a l'habitude, alors que ce dernier courtise l'électorat de sa rivale, la démocrate Hillary Clinton.

De nombreux manifestants, postés à l'extérieur, se faisaient d'ailleurs entendre. Certains d'entre eux ont tenté d'entrer dans le stationnement de l'église en forçant une barrière.

À l'intérieur, une ex-candidate noire de l'ancienne téléréalité de Donald Trump, Omarosa Manigault, était assise au premier rang. Mme Manigault travaille au sein de l'équipe du candidat républicain pour l'aider à faire sortir le vote des Afro-Américains.

Un ancien rival de Donald Trump lors des primaires, Ben Carson, était également dans la salle. Le neurochirurgien originaire de Detroit agit aujourd'hui à titre de conseiller de M. Trump.

« Alors que je me prépare à faire campagne partout au pays, j'aurai l'occasion d'exposer mes intentions en matière d'économie, lesquelles seront bénéfiques pour Detroit », a dit Donald Trump, ajoutant qu'il voulait aider la ville à « se construire et se reconstruire ».

Donald Trump nuirait aux ambitions d'un candidat républicain du Texas

Une Piñata à l'effigie de Donald TrumpAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une Piñata à l'effigie de Donald Trump

Photo : AP/Eric Gay

Lèvres roses aux proportions démesurées, tignasse d'un jaune criard, les piñatas caricaturant Donald Trump peuvent facilement être reconnues dans la ville texane de San Antonio, située à la frontière avec le Mexique.

Un représentant républicain au Congrès, Will Hurd, tente tant bien que mal de s'y faire réélire.

Donald Trump a fait un bref aller-retour à Mexico la semaine dernière, jetant une ombre de plus sur la seule circonscription du Texas où il est difficile pour des républicains d'être élus. S'il a semblé reculer sur son intention de faire payer le Mexique pour la construction d'un mur frontalier, M. Trump a assuré tout le contraire, quelques heures plus tard, à son auditoire en Arizona.

Will Hurd achève son premier mandat en tant que représentant de la 23e circonscription du Texas. Le territoire qu'il dessert est habité à 70 % par des hispanophones et s'étend sur près de 1320 kilomètres sur les 3195 kilomètres qui forment la frontière américaine avec le Mexique.

Jusqu'en 2008, la circonscription était représentée par des démocrates. Quand Donald Trump a qualifié les immigrants illégaux mexicains de violeurs et de criminels, il y a environ un an, les habitants de cette région se sont indignés, de San Antonio à El Paso.

La plus grande partie du territoire de la circonscription est formé de terres cédées aux États-Unis par le Mexique en 1848 à la fin de la guerre entre les deux pays, a fait valoir Sylvia Arriola, une résidante de San Antonio âgée de 59 ans. « Nous avons toujours été ici. Ceci faisait partie du Mexique. Nous ne sommes venus de nulle part », a-t-elle dit.

Hurd prend ses distances de Trump

Le représentant républicain au Congrès, Will HurdAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le représentant républicain au Congrès, Will Hurd

Photo : La Presse canadienne / AP/Eric Gay

Will Hurd n'a pas manifesté son soutien à Donald Trump, mais n'a pas confirmé non plus qu'il voterait contre le candidat républicain à la présidentielle. « Quand les citoyens vont voter pour le scrutin ici, ils vont se prononcer pour cette course électorale seulement », a soutenu le représentant.

Le prédécesseur de M. Hurd dans la 23e circonscription, le républicain Pete Gallego, estime pour sa part que Donald Trump est son pire ennemi dans la course. Carlos Curbelo, représentant à Miami, cherche également à prendre ses distances, ayant déclaré qu'il n'accorderait pas son vote à M. Trump.

Le représentant républicain d'une circonscription de la vallée centrale de Californie, David Valadao, refuse également de voter pour M. Trump en novembre, puisque ce dernier « dénigre les personnes sur la base de leur ethnie, de leur religion ou de leur handicap ».

Dans une publicité, un autre représentant républicain de la Californie, Mike Coffman, promet de tenir tête au candidat présidentiel.

Quoi qu'il en soit, Will Hurd ne se décourage pas et continue de faire du porte-à-porte, indiquant aux électeurs que son nom sera le deuxième sur leur bulletin de vote.

La présidentielle américaine 2016 - notre section spéciale

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