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La Turquie respectera l'entente avec l'UE sur les migrants, assure un ministre turc

Des réfugiés syriens à la frontière de la Turquie.

Des réfugiés syriens à la frontière de la Turquie.

Photo : Gregorio Borgia/Associated Press

Associated Press

Un haut dirigeant de la Turquie a affirmé, samedi, que son pays honorerait l'accord conclu avec l'Union européenne (UE) dans le but de maintenir les migrants à l'écart des côtes de l'Europe, et ce, même si l'organisation refuse d'abolir les visas pour les citoyens turcs.

Il a cependant prévenu que le respect de cette demande serait un prérequis pour toute nouvelle entente au sujet des réfugiés.

La promesse faite par le ministre turc des Affaires européennes, Omar Celik, à la sortie d'une rencontre avec les ministres des Affaires étrangères de l'Europe a immédiatement dissipé les inquiétudes concernant l'accord visant à endiguer le flot de migrants déferlant sur le territoire européen.

M. Celik a ajouté que la réunion s'était terminée avec un consensus relativement à la nécessité de se concentrer sur un ordre du jour positif et d'améliorer la coopération entre la Turquie et l'UE.

Des tensions loin d'être apaisées

Les pourparlers ne semblent toutefois pas avoir permis d'apaiser les tensions entre le pays et l'organisation, tensions qui n'ont fait que s'aggraver dans la foulée du coup d'État raté contre le président Recep Tayyip Erdogan en juillet.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, le 2 août 2016Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, le 2 août 2016

Photo : Getty/ADEM ALTAN

Une vaste répression en Turquie

Depuis cet incident, le gouvernement turc a lancé une vaste répression, changeant sa législation contre le terrorisme pour y inclure les journalistes dissidents, procédant à des arrestations et à des congédiements massifs au sein de la fonction publique et songeant à remettre en vigueur la peine capitale.

L'UE a estimé que ces décisions allaient à l'encontre des normes européennes en matière des droits de la personne et a indiqué qu'Ankara devrait mettre fin à ses mesures répressives pour qu'elle consente à supprimer le visa pour les citoyens turcs.

Les deux parties refusant de bouger, les observateurs ont craint que le différend ne provoque l'effondrement de l'entente sur les migrants.

Samedi, M. Celik a paru balayer ces craintes en disant que la Turquie respecterait l'accord même si le visa n'était pas aboli, déclarant toutefois que sans cette abolition, Ankara ne conclurait aucune nouvelle entente sur les migrants

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