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Armes à feu à autorisation restreinte : hausse marquée à Terre-Neuve-et-Labrador

Fusils AR-15
Des armes à feu comme le fusil AR-15 ci-dessus sont à autorisation restreinte au Canada. Photo: AP/Alex Brandon
Radio-Canada

La hausse du nombre d'armes à feu à autorisation restreinte en Atlantique est particulièrement prononcée à Terre-Neuve-Labrador, selon les données 2015 du commissaire aux armes à feu de la Gendarmerie royale du Canada.

Cette catégorie comprend les armes d'épaule semi-automatique et les armes de poing. Le nombre de ces armes en circulation au Canada a doublé depuis 2004.

Hausse du nombre d'armes à feu à autorisation restreinte en Atlantique en 2015 :

  • Terre-Neuve-et-Labrador: 11 %
  • Nouveau-Brunswick: 5,7 %
  • Nouvelle-Écosse: 4,5 %
  • Île-du-Prince-Édouard: 4,3 %

La hausse la plus importante au pays est en Ontario (14,8%) et la plus faible est au Manitoba (3,4 %). L'augmentation moyenne au Canada est de 9,5 %.

Des intervenants avancent des explications

Selon l'expert A. J Somerset, auteur d'un livre sur la culture des armes à feu, les États-Unis sont en grande partie à l'origine de la popularité des armes à autorisation restreinte au Canada.

Il explique que des lois aux États-Unis ont été modifiées pour faciliter l'achat de ces armes à feu, ce qui a mené à l'offre d'un plus grand nombre de modèles à grand renfort de publicité. Tout cela a attiré l'attention des Canadiens propriétaires d'armes à feu, dit-il.

La peur du terrorisme stimule aussi la vente de ces armes, ajoute M. Somerset. Il estime que les gens ressentent plus que jamais le besoin de posséder une arme pour se défendre.

Selon Tony Bernardo, de l'association Canadian Shooting Sports, la popularité grandissante du tir à la cible au pays explique la hausse du nombre d'armes à feu à autorisation restreinte. Il souligne que ces armes peuvent uniquement être utilisées dans un établissement de tir muni d'une licence.

Une militante inquiète

Heidi RathjenHeidi Rathjen, porte-parole de « PolySeSouvient » Photo : Radio-Canada

Heidi Rathjen, une survivante du massacre commis dans l'École polytechnique de Montréal en 1989, fait partie de l'organisme PolySeSouvient, qui milite pour le resserrement des règles sur les armes à feu. Elle juge que la hausse du nombre d'armes à feu à autorisation restreinte au Canada est « extrêmement préoccupante ».

Ces armes sont une grande menace à la sécurité publique, estime Mme Rathjen. C'est pourquoi, dit-elle, leur utilisation est restreinte. Elle estime que toute arme à feu ayant des caractéristiques militaires doit être interdite. Elle dit espérer que le premier ministre Justin Trudeau tienne sa promesse électorale de resserrer les règles sur les armes à feu.

Acadie

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