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Une murale qui suscite des réactions à Sherbrooke

La dernière murale du circuit de Sherbrooke, située sur la rue Wellington Nord
La dernière murale du circuit de Sherbrooke, située sur la rue Wellington Nord Photo: ICI Estrie
Radio-Canada

La dernière création du circuit des murales de Sherbrooke a été dévoilée ce week-end, avant la date prévue. Déjà, elle a suscité quelques critiques sur les réseaux sociaux, notamment parce qu'elle porte le titre Sherbylove, uniquement en anglais.

La fresque en trompe-l'oeil située sur un bâtiment de la rue Wellington Nord, au coin de la rue King, représente un énorme coeur suspendu à une chaîne. Madame Bou, personnage mythique du centre-ville décédé en février dernier, s'y retrouve également.

Madame Bou s'est trouvée une place dans la dernière murale du circuit de Sherbrooke.Madame Bou est immortalisée sur la dernière murale de Sherbrooke, rue Wellington Nord. Photo : ICI Estrie

Le coût du projet est également critiqué. La murale a coûté 319 000 $. 

La conseillère municipale Hélène Dauphinais déplore que la dépense ait été approuvée une fois les travaux terminés.

« Qu'on prenne la décision à un moment où il y avait une vraie décision à prendre. On nous a mis devant le fait accompli, ça aussi c'est choquant. »

Hélène Dauphinais, conseillère municipale de SherbrookeHélène Dauphinais, conseillère municipale de Sherbrooke Photo : ICI Estrie/Carl Marchand

C'est très important, parce qu'à ce prix-là, on aurait pu faire l'acquisition de la toile de maître de Suzor-Côté, alors qu'on disait il y a quelques mois qu'on n'avait pas les moyens de faire ça.

Hélène Dauphinais, conseillère municipale

Destination Sherbrooke réagit

Destination Sherbrooke a refusé de commenter la situation lundi. L'organisme a cependant envoyé en soirée un communiqué. 

Le dépassement de coûts est expliqué par le fait que l'édifice est situé en hauteur, que le mur qui accueille la murale a dû être renforcé et que la faible capacité portante du toit a nécessité l'installation d'une structure d'acier ».

« Le dépassement des coûts a été absorbé à même les budgets d'immobilisation déjà accordés de Destination Sherbrooke », précise-t-on.

L'utilisation de #Sherbylove est également expliquée. 

Vu dans les réseaux sociaux pour la première fois il y a environ cinq ans, le mot-clic Sherbylove a été utilisé des dizaines de milliers de fois depuis sur Twitter. 

Destination Sherbrooke 
La nouvelle murale de Sherbrooke, #SherbyloveLa nouvelle murale de Sherbrooke, #Sherbylove Photo : Facebook/MURIRS

M.U.R.I.R.S. s'explique

L'organisme chargé de peindre la murale, M.U.R.I.R.S., a également réagi sur sa page Facebook aux nombreuses critiques. « Oui, elle se nomme #sherbylove pour la visibilité offerte par le web et le multimédia, tel que Facebook où près de 90 000 publications sont liées au #sherbylove et plus de 12 000 photos publiées sur Instagram », peut-on lire.

L'endroit choisi pour cette nouvelle murale a aussi été critiqué, mais selon l'organisme, c'est une place stratégique qui est « une des intersections les plus achalandées de la ville, avec 25 000 véhicules en moyenne par jour. » 

Au-delà des questions posées sur le coût de la murale ou sur son contenu, la direction de M.U.R.I.R.S. s'est surtout dite déçue que son message ne passe pas. « Ce qui nous déçoit, c'est que le coeur de notre message ne semble pas passer, même s'il mesure 15 pieds de large... rabu, liebe, alhab, ài, agapé, lûbov, pyara, amor, love...amour! Voilà ce que nous voulions passer comme message et notre époque en a bien besoin, c'est ce message universel et ce symbole ouvert sur le monde que nous souhaitons que les gens retiennent de Sherbrooke, cette image qui fera le tour du monde et #sherbylove est le coeur qui illustre notre attachement à notre ville à titre de Sherbrookois et Sherbrookoise. »

Estrie

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