•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une résidente de Moncton s'indigne du refus de visa touristique pour son mari

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dounia Daoud, enceinte de sept mois et demi, regrette que son mari, Tunisien, ne puisse obtenir de visa touristique afin de lui rendre visite. Sa demande a été rejetée à deux reprises par les autorités canadiennes.

Cette Canadienne, d'origine française et citoyenne depuis 2009 est exaspérée. Dounia Daoud vit sa grossesse seule, loin de son époux de nationalité tunisienne, professeur d'anglais en Turquie.

Je suis Canadienne. Je suis bien établie dans la communauté, je m'implique. J'ai un travail, je paie des taxes comme tout le monde. Et je ne peux pas avoir mon mari juste un mois en vacances...

Dounia Daoud, citoyenne canadienne depuis 2009. 

Lorsque son mari fait une première demande de visa touristique afin de lui rendre visite cet été, Dounia Daoud imagine qu'il s'agit d'une simple formalité.

Mais à deux reprises, des fonctionnaires à l'ambassade canadienne à Ankara, en Turquie, lui refusent ce visa. Ceux-ci craignent que l'époux de Dounia Daoud ne veuille plus rentrer en Turquie après son séjour au Canada.

Le traitement des visas varient selon les pays d'où ils sont demandés

Dounia Daoud a d'autant plus de mal à comprendre ces refus, que le Canada ouvre grand ses portes aux réfugiés syriens.

« De montrer une telle image de générosité, alors qu'à côté, pour des visas touristiques, c'est pas possible de venir passer des vacances au Canada. Pour la famille... Je ne suis pas train de faire venir tout un village de Tunisie, là. On parle juste de mon mari », estime la future maman. 

Dounia DaoudAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dounia Daoud garde le contact avec son mari par téléphone.

Photo : Radio-Canada

L'avocate spécialisée en immigration, Nicole Druckman, constate que le traitement des demandes de visa dépend du pays où se trouve le demandeur : « C'est pas noir ou blanc. C'est pas "ok, on remplit toutes les critères et ça va être approuvé" [...]. Même si on suit la liste, ils ont le droit de refuser », explique-t-elle. 

L'avocate mise sur la volonté de changement à Ottawa pour corriger la situation.

« C'est une chose de dire que des changements viennent. Mais c'est une autre chose d'implanter des changements qui réussissent, puis qui fonctionnent pour les personnes », prévient-elle. 

Un cas non-isolé

Dounia Daoud partage ses frustrations avec d'autres immigrants, qui ont eux aussi de la difficulté à faire venir des proches pour des vacances.

« Je pense qu'il y a quelque chose à faire. Il y a un bug en quelque part. [...] Et je ne trouve pas ça normal que même un citoyen canadien ne puisse pas recevoir son mari, sa femme, sa soeur, son père, en vacances selon l'origine. Selon l'origine de la famille », soutient-elle.

Dounia Daoud espère maintenant que son mari pourra obtenir le statut de résident permanent et immigrer à son tour au Canada.

D'après le reportage de Michel Nogue. 

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Acadie