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Des antidémarreurs sur tous les véhicules pour contrer l'alcool au volant, suggère un expert

Le résumé de Dominique Brunet-Vaudrin

Il faut une application plus sévère des lois sur la sécurité routière, et peut-être même aller jusqu'à imposer un antidémarreur éthylométrique sur tous les véhicules pour prévenir l'alcool au volant en Saskatchewan, selon un expert.

Le professeur à l'École de criminologie de l'Université de Montréal, Étienne Blais, dit que les lois actuelles doivent être appliquées avec plus de rigueur : « Les policiers peuvent réaliser des barrages, vérifier l'état des conducteurs et les faire souffler dans l'alcootest au besoin. De façon générale, renforcer les contrôles, ça fonctionne ».

Une autre option à considérer selon Étienne Blais serait d'appliquer des mesures comme un antidémarreur éthylométrique sur les véhicules. Cet appareil empêche un véhicule de démarrer s'il s'aperçoit que le conducteur a de l'alcool dans son organisme.

M. Blais explique qu'au Québec, il y a des programmes en place pour ceux qui sont reconnus coupables de conduite avec facultés affaiblies. Selon le professeur, ces mesures touchent une petite proportion des gens qui conduisent après avoir bu.

On pourrait envisager d'installer des antidémarreurs [éthylométriques] comme équipement standardisé sur tous les véhicules.

Étienne Blais, professeur, École de criminologie de l'Université de Montréal

Étienne Blais croit qu'il faut explorer d'autres mesures que la punition, puisque les policiers peuvent manquer de ressources en ce qui concerne les cas de conduite avec facultés affaiblies. Il estime qu'une mesure touchant toute la population pourrait être évaluée pour améliorer la sécurité routière. 

M. Blais souligne qu'il faudrait faire des projets pilotes, avec certaines flottes de véhicules gouvernementaux ou des autobus scolaires par exemple, pour évaluer la faisabilité d'une telle mesure. Ce dernier croit que cette piste pourrait être prometteuse, puisque selon lui, le bilan en ce qui concerne la conduite avec facultés affaiblies stagne depuis les années 2000 au pays.

Le plus grand nombre d'infractions

Un sondage mené par la firme Mainstreet Postmedia révélé lundi souligne qu'un Saskatchewanais sur cinq croit qu'il est acceptable de conduire avec les facultés affaiblies sur une courte distance dans une route calme. Cette proportion augmente à une personne sur quatre chez les 18-34 ans. La Saskatchewan est la province canadienne avec le plus grand nombre d'infractions de conduite avec facultés affaiblies.

1690 Saskatchewanais ont été sondés par Mainstreet Postmedia par téléphone le 22 et le 23 août. La marge d'erreur est de 2,38 %, 19 fois sur 20.

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