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La rentrée scolaire coûte cher aux parents

Jour de rentrée scolaire dans les écoles du Québec.

Jour de rentrée scolaire dans les écoles du Québec.

Photo : SRC/Anne-Louise Despatie

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La rentrée, qui s'amorcera lundi pour nombre d'écoliers québécois, est une manne pour les commerçants, mais un casse-tête financier pour bien des parents.

Il en coûte près de 400 $ pour équiper un seul enfant en fournitures, en vêtements et en chaussures. Et, une fois achetés cahiers et crayons, sac d'école et boîte à lunch, les parents doivent encore ouvrir leurs goussets pour les livres, les photocopies et la surveillance à l'heure du midi.

Les parents se voient aussi demander des contributions volontaires qui servent à financer des activités et des sorties, par exemple.

Des papeteries qui fourmillent de monde

Pour les commerçants, la période de la rentrée scolaire est la plus lucrative de l'année, après le temps des fêtes.

Mais des voix s'élèvent pour dénoncer que la liste de fournitures s'allonge chaque année. D'autres trouvent que les exigences des directions d'école en la matière sont exagérées.

Selon une étude effectuée par la firme comptable Ernst and Young, les dépenses reliées à la rentrée des classes ont augmenté de 4,5 % cette année, par rapport à l'an dernier. 

De l'avis de Daniel Baer, spécialiste en commerce de détail chez Ernst and Young, cette hausse des dépenses s'explique par le fait que les parents s'accordent le droit de dépenser un peu plus. « On voit le consommateur un peu plus confiant cette année, avec un peu plus d'argent à dépenser sur les vêtements, sur les articles scolaires », dit-il.

M. Baer croit que cette confiance accrue vient des « nouvelles bonifications pour les enfants » qu'ont reçues les parents. « Elles laissent un peu plus d'argent dans les poches du consommateur », explique-t-il.

La plupart des élèves du Québec seront de retour sur les bancs d'école lundi prochain. Pour les parents, ça signifie plusieurs centaines de dollars de dépenses et la facture grimpe un peu plus chaque année. Un reportage de Laurent Therrien.

Un modèle à imiter?

Depuis cinq ans, l'Ontario procède différemment du Québec en la matière : toutes les fournitures scolaires essentielles sont financées par l'État. Cela comprend les cahiers d'exercices et même les instruments de musique.

Aux yeux de la présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM), Catherine Harel-Bourdon, le gouvernement québécois devrait imiter l'Ontario. « Je trouve que ça ferait partir tout le monde du même pied, dit-elle. Ça serait vraiment au prorata du revenu des personnes. »

« Dans le fond, ça serait à partir de nos impôts, donc oui c'est une idée qui permettrait à tout le monde d'avoir accès au matériel rapidement. »

— Une citation de  Catherine Harel-Bourdon

Entre-temps, les commissions scolaires québécoises recommandent aux parents de recycler le matériel de l'année précédente... ou de courir aux soldes.

Avec les informations de Laurent Therrien

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