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L'éolienne qui s'est effondrée au Cap-Breton avait été inspectée

L'éolienne n'est plus qu'un amas de tôle au sol.

L'éolienne n'est plus qu'un amas de tôle au sol.

Photo : CBC

Radio-Canada

L'éolienne qui s'est effondrée au Cap-Breton, la semaine dernière, était soumise régulièrement à des inspections. C'est ce qu'a précisé le constructeur de la turbine, Enercon Canada.

Une enquête sur les circonstances de l'incident est toujours en cours.

Enercon Canada précise qu'elle fait un entretien régulier et qu'elle inspecte les structures de 80 mètres tous les trois à six mois.

Selon le cycle d'entretien, il peut y avoir une inspection visuelle ou des tests plus poussés, sur les composants électriques par exemple. Des lubrifiants sont également ajoutés à l'occasion.

Effondrement d'une éolienne au Cap-Breton

Au moment de l'effondrement, les employés étaient en train de remplacer une composante de grande taille.

Un incident s'est produit pendant cette opération, selon l'entreprise. Les travailleurs ont pu quitter le site avant que la turbine ne plie en deux et que les pales s'écrasent au sol.

Des résidents de Port Hawkesbury rapportent avoir vu les pales tourner à une vitesse inhabituelle avant l'effondrement.

Peu de supervision gouvernementale

Il s'agit de la première défaillance catastrophique d'une éolienne au pays, selon CanWea, l'association qui représente l'industrie éolienne au pays.

Les inspections et l'entretien des éoliennes sont faits pratiquement sans supervision gouvernementale.

Les promoteurs de parcs éoliens sont soumis à un processus rigoureux pour obtenir un permis de construction et d'exploitation. Ils doivent notamment consulter les populations environnantes et faire des relevés annuels de la faune dans le secteur.

Lorsque le parc est construit, toutefois, l'intervention gouvernementale est minime.

Le ministre de l'Énergie de la Nouvelle-Écosse, Michel Samson, affirme que les promoteurs ont avantage à ce que leurs éoliennes soient solidement construites. « Je crois que personne n'érigerait une turbine s'il croyait qu'elle risque de s'effondrer », dit-il.

Les 11 turbines que compte le parc éolien de Point Tupper, là où l'incident s'est produit, ont coûté quelque 55 millions de dollars.

Le gouvernement provincial et Enercon travaillent ensemble pour déterminer la cause de l'effondrement. Une porte-parole n'a pas voulu préciser à quel moment l'enquête serait terminée.

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