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La langue anglaise doit-elle occuper une plus grande place dans les universités francophones?

Université de Moncton
Radio-Canada

L'un des plus grands défis des universités francophones dans le monde serait leur besoin de diversification linguistique, selon des délégués à un colloque à l'Université de Moncton, au Nouveau-Brunswick.

L'université acadienne accueille du 23 au 27 août des administrateurs d'universités d'une quinzaine de pays pour le colloque du Groupement international des secrétaires généraux des universités francophones.

Selon certains secrétaires généraux, le plus grand défi de ces établissements est le besoin de diversification linguistique puisque la principale langue des publications scientifiques dans le monde est l'anglais.

L'utilisation de l'anglais à la maîtrise et au doctorat est aussi justifiée par la compétition entre les universités, selon le secrétaire général de l'Université de Genève en Suisse, Stéphane Berthet.

« Je pense qu'il ne faut pas mettre la francophonie contre le monde anglophone, hispanophone ou autre. Il faut jouer sur cet aspect de diversité, mais il ne faut pas non plus que la culture francophone disparaisse au profit, je dirais, de l'anglais qui est la langue généralement la plus utilisée même dans les universités francophones », affirme Stéphane Berthet.

Selon Éric Dutil, de l'Université de Bordeaux, la diversification linguistique serait moins compliquée pour la francophonie mondiale que pour la France.

« Ce n'est pas un problème pour la francophonie. Ça l'est peut-être un peu plus pour la France. Vous savez que la maîtrise des langues étrangères et en particulier de l'anglais n'est pas nécessairement le fort de notre pays dans notre système d'apprentissage, et ça démarre à l'école. Je ne suis pas sûr que le monde universitaire français soit aussi, sur le plan de la formation linguistique aux autres langues, d'une très grande efficience. Je pense que c'est plus un problème franco-français cette affaire-là », explique M. Dutil.

Stéphane Berthet ajoute que le rôle de ces universités demeure de promouvoir la langue et la culture francophones.

Avec les informations de Maryse Lemieux

Acadie

Éducation