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Ottawa appuie une demande de rapatriement de restes de Béothuks

Gravure d'une femme
Shanawdithit, décédée en 1829 et qui serait le sujet de cette illustration, est considérée comme ayant été la dernière Béothuk.
Radio-Canada

Le gouvernement du Canada ajoute sa voix à celles, à Terre-Neuve-et-Labrador, qui demandent le rapatriement des restes de deux Béothuks conservés dans un musée en Écosse.

La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, a informé en mai dernier le directeur du Musée national d'Écosse, Gordon Rintoul, que son gouvernement allait bientôt présenter une demande formelle.

Dans sa lettre adressée à M. Rintoul, la ministre souligne que cette question est très importante pour le Canada. Elle rappelle que le gouvernement fédéral poursuit un processus de réconciliation avec les peuples autochtones.

CBC/Radio-Canada a obtenu un exemplaire de la lettre de la ministre Joly et d'autres documents en vertu de la loi sur l'accès à l'information.

Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador et un chef autochtone mènent déjà une campagne pour le rapatriement de deux crânes et d'objets funéraires. Ce sont les restes de Nonosabasut et de son épouse, Demasduit, deux des derniers Béothuks.

La nation autochtone des Béothuks à Terre-Neuve s'est éteinte en 1829. Certains historiens ont soutenu qu'elle a été victime d'un génocide.

La Première Nation Miawpukek, à Terre-Neuve, a selon son chef, Mi'sel Joe, un lien avec les Béothuks. M. Joe se réjouit de l'appui d'Ottawa. Il dit qu'il accompagnera les restes lorsqu'ils seront transportés au Canada.

Mi'sel Joe s'est déjà rendu deux fois au Musée national d'Écosse, à Édimbourg, pour demander le rapatriement des restes, mais sans succès. Le gouvernement provincial a aussi essuyé un refus. Toutefois, la direction du Musée a indiqué qu'elle considérerait une demande conjointe du gouvernement canadien et du Musée canadien de l'histoire.

Un porte-parole du bureau de la ministre Mélanie Joly affirme que le ministère prépare un dossier complet et solide pour appuyer la demande de rapatriement.

Demasduit a été enlevée par un trappeur européen en mars 1819 en guise de représailles pour un présumé vol commis par sa communauté. Nonosabasut a été tué la même année lorsqu'il a tenté de secourir sa femme. Cette dernière est morte de la tuberculose l'année suivante. Quelques années plus tard, un explorateur écossais a retiré leurs crânes et des objets funéraires qui ont abouti à Édimbourg.

Avec les informations de CBC

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