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Méthane dans l'eau près de Sussex: pas de liens avec les puits de gaz

La compagnie gazière Corridor Resources fait des travaux de forage pour du gaz de schiste à Penobsquis, au Nouveau-Brunswick.

La compagnie gazière Corridor Resources fait des travaux de forage pour du gaz de schiste à Penobsquis, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Michel Nogue

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs de l'Université du Nouveau-Brunswick concluent qu'il n'existe aucune corrélation entre la concentration de méthane et la proximité de puits de pétrole ou de gaz dans la région de Sussex.

Un texte de Antoine Trépanier TwitterCourriel

Le rapport final commandé par l'Insitut de l'Énergie du Nouveau-Brunswick sur l'Évaluation de référence de la qualité de l'eau des puits privés dans les régions d'éventuelle mise en valeur du gaz de schiste au Nouveau-Brunswick révèle que l'eau de 55 % des 434 échantillons prélevés contient du méthane dissous.

C'est dans la région de Sussex, la seule de la province où des puits de pétrole ou de gaz étaient exploités, qu'on retrouvait le plus de méthane dans l'eau, avec 28,9 mg/L.

Les chercheurs estiment qu'il n'y a aucune corrélation entre cette présence de méthane et la proximité des puits, mais que cela pourrait plutôt être lié à la géologie du socle rocheux.

« Dans l'ensemble, la qualité de l'eau souterraine non traitée dans les quatre régions à l'étude n'est pas source de préoccupations majeures en matière de santé publique. Par contre, dans 76 % des emplacements d'échantillonnage, au moins l'une des recommandations de Santé Canada en matière d'eau potable n'était pas respectée, celle du manganèse étant dépassée le plus fréquemment », a déclaré le coauteur de l'étude, Kery MacQuarrie.

L'étude révèle que 99 % des puits où on retrouvait effectivement du méthane affichaient des concentrations de moins de 10 mg/L, soit une quantité qui n'est pas jugée inquiétante par les autorités.

L'étude des chercheurs porte sur quatre régions du Nouveau-Brunswick couvrant près de 6100 km2. Les régions du Centre, Kent, Shediac et Sussex ont été choisis selon l'emplacement de baux de pétrole et de gaz naturel consentis par le gouvernement du Nouveau-Brunswick en février 2014.

À l'époque, le gouvernement progressiste-conservateur souhaitait favoriser l'exploitation du gaz de schiste sur le territoire. Selon le ministère des Ressources naturelles du Canada, le Nouveau-Brunswick renfermerait dans son sol plus de 77 billions de pieds cubes de gaz naturel et 2,1 millions de barils de pétrole brut techniquement récupérable.

Toutefois, le gouvernement libéral de Brian Gallant a adopté un moratoire sur la fracturation hydraulique. L'entreprise gazière américaine SWN Resources a depuis fermé son bureau de Moncton et a cessé ses travaux d'exploration.

« Les résultats de l'étude n'ont pas encore été remis à notre ministère, nous sommes donc dans l'impossibilité de pouvoir faire un commentaire. Il semble que ce soit une étude référentielle sur l'eau souterraine, ce qui n'est pas spécifiquement relié à la fracturation hydraulique », a déclaré la porte-parole du ministère du Développement de l'énergie et des ressources, Tanya Greer.

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