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Sarkozy se lance dans la course à la présidentielle française

Nicolas Sarkozy s’exprime le 25 septembre 2014 à Lambersart, en France, durant sa campagne pour la direction du parti UMP, depuis rebaptisé Les Républicains.

Nicolas Sarkozy s’exprime le 25 septembre 2014 à Lambersart, en France, durant sa campagne pour la direction du parti UMP, depuis rebaptisé Les Républicains.

Photo : La Presse canadienne / AP / Michel Spingler

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ex-président Nicolas Sarkozy annonce dans un livre à paraître cette semaine sa candidature « à l'élection présidentielle de 2017 », mettant fin à un faux suspense sur ses intentions.

La France exige qu'on lui donne tout. J'ai senti que j'avais la force pour mener ce combat à un moment si tourmenté de notre histoire.

Une citation de :Nicolas Sarkozy, dans un extrait de son livre Tout pour la France

La candidature de l'ancien chef de l'État n'était plus un mystère depuis des mois. Mais Nicolas Sarkozy mettait en avant ses « devoirs » de chef de l'opposition pour expliquer cette déclaration tardive.

Aux termes des statuts du parti, il avait jusqu'à jeudi pour se déclarer candidat à la primaire de la droite, soit 15 jours avant la date limite de dépôt des candidatures, fixée au 9 septembre.

Cette primaire, qu'il ne mentionne pas dans l'extrait publié, est une première pour la droite française. Elle est prévue les 20 et 27 novembre prochains.

Nicolas Sarkozy fera face à une dizaine de prétendants, dont son ancien premier ministre François Fillon. Son principal rival est Alain Juppé, toujours favori dans les sondages.

Les socialistes en quête d'unité

Le sujet est au menu d'un séminaire de la direction du PS organisé par son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, le week-end prochain à Paris. Les « frondeurs » socialistes ont, eux, donné rendez-vous à leurs troupes autour du 11 septembre dans le port de La Rochelle.

Emmanuel Macron, qui a lancé ce printemps son mouvement En Marche! et qui multiplie les petites phrases provocatrices comme l'aveu, la semaine dernière, qu'il n'est pas socialiste, n'a pas encore annoncé ses intentions.

En l'absence d'université d'été du PS cette année, la rentrée politique du principal parti de la majorité se fait donc de manière éclatée, sur fond d'incertitude quant aux intentions de l'impopulaire François Hollande.

Dans un livre d'entretiens paru la semaine dernière, le président laisse entendre qu'il ne sera candidat à sa propre succession que s'il a une chance de l'emporter.

Il dit s'attendre à une victoire de son adversaire de 2012, Nicolas Sarkozy, à la primaire de la droite prévue en novembre, pour laquelle les candidatures sont également nombreuses.

Dans ce contexte troublé pour les partis traditionnels, la candidate du Front national, Marine Le Pen, reste à des niveaux élevés dans les sondages.

Autant d'aspects que Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture,  invite à considérer pour préparer la campagne à gauche, en gardant à l'esprit le spectre du 21 avril 2002 qui avait vu l'élimination du candidat socialiste, Lionel Jospin, dès le premier tour, au profit du dirigeant d'extrême droite Jean-Marie Le Pen.

Il faut avoir des ambitions personnelles [...] mais elles doivent être mises au service d'une ambition collective pour la gauche, et surtout pour la France. J'ai l'impression que beaucoup l'oublient.

Une citation de :Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture

Avalanche de candidatures anti-Hollande à gauche

Arnaud Montebourg a inscrit dimanche son nom sur la liste hétéroclite des personnalités de gauche en lice pour l'élection présidentielle de 2017, dont le point commun est de cibler François Hollande et le bilan de son quinquennat finissant.

Face à cette adversité, à laquelle s'ajoute le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, qui fait cavalier seul, le chef de l'État en a appelé lundi à « l'esprit de responsabilité » et au « collectif » lors du Conseil des ministres de rentrée.

Des propos présidentiels assortis de piques de la part du porte-parole du gouvernement à l'adresse d'Arnaud Montebourg, qui a invité dimanche François Hollande, dans un discours très offensif, à renoncer à un second mandat. Stéphane Le Foll, proche du chef de l'État, a ironisé sur l'ancien ministre du Redressement productif en l'invitant à « ne pas tomber dans l'abaissement improductif ».

Comme lui, d'autres membres du gouvernement ont été agacés du ton d'Arnaud Montebourg à l'encontre du président, qui doit dire en décembre s'il est candidat à sa propre succession.

Propos « excessifs »

Dans la cour de l'Élysée, le ministre des Sports, Patrick Kanner, a jugé « excessifs » les mots employés par son ancien collègue, membre du gouvernement de 2012 à 2014.

Le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie le Guen, a dénoncé pour sa part sur France 2 la « violence » de la charge d'Arnaud Montebourg.

« Lorsqu'on a été membre de ce gouvernement de François Hollande [...], lorsqu'on est un responsable, qu'on a vocation à l'être en tout cas, de la gauche, je pense qu'on peut s'exprimer sans être dans l'outrance et dans la caricature », a-t-il estimé.

La candidature d'Arnaud Montebourg s'ajoute à celles d'autres ex-ministres comme l'écologiste Cécile Duflot, dans le cadre de la primaire organisée par Europe-Écologie Les Verts, ou le socialiste Benoît Hamon.

Ce dernier s'inscrit dans le cadre de la primaire que le Parti socialiste veut organiser en janvier, de même que la sénatrice « frondeuse » Marie-Noëlle Lienemann ou Gérard Filoche, inspecteur du travail à la retraite et autre franc-tireur du PS, qui a aussi appelé François Hollande à ne pas se présenter.

Arnaud Montebourg s'est borné dimanche à dire qu'il était « candidat à la présidence de la République », laissant entendre qu'il pourrait enjamber une primaire aux contours encore flous.

Selon Le Monde et d'autres médias, il a confié qu'il entendait vérifier les conditions de ce scrutin intermédiaire avant de décider de s'y soumettre ou non.

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