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Le plus dur est à venir pour les ministres du Cabinet Trudeau, prévient un consultant

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Le premier ministre Justin Trudeau, en compagnie des membres de son cabinet, à Sudbury, en Ontario.

Le premier ministre Justin Trudeau, en compagnie des membres de son cabinet, à Sudbury, en Ontario.

Photo : La Presse canadienne / PC/Nathan Denette

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Réunis en conseil pour deux jours à Sudbury, en Ontario, le premier ministre Justin Trudeau et ses ministres ont été avertis, dimanche, qu'ils amorçaient une année difficile.

La mise en garde est venue de sir Michael Barber, un Britannique ayant œuvré, au début des années 2000, auprès de Tony Blair, l'ancien premier ministre du Royaume-Uni. M. Barber est depuis devenu un consultant qui aide les gouvernements de différents pays à respecter leurs promesses.

Il a signifié aux ministres à l'amorce de cette retraite du Cabinet qu'ils avaient en quelque sorte vécu une lune de miel prolongée dans les 10 premiers mois de leur mandat, ayant mené des consultations sur des dizaines d'enjeux et préparé le terrain pour la mise en vigueur de l'ordre du jour ambitieux de M. Trudeau.

La partie plus ardue s'amorce dans la deuxième année parce que le gouvernement doit commencer à prendre des décisions difficiles qui ne plairont pas à tous, a fait valoir M. Barber.

Les décisions difficiles ne manqueront pas pour M. Trudeau et son Cabinet, de la réforme électorale aux projets d'oléoducs, en passant par la lutte contre les changements climatiques et l'approvisionnement en avions de combat.

Une rentrée « chargée »

M. Trudeau n'a pas répondu aux questions des journalistes, dimanche, en route vers le conseil, qu'il a présenté comme une occasion de s'attarder à l'ordre du jour d'un automne « très chargé ». L'un des grands thèmes de la rencontre sera les « relations » : celles avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, avec les Premières Nations et avec les États-Unis, a ajouté le premier ministre.

Pendant deux jours, le premier ministre et ses 30 ministres séjourneront dans une résidence pour étudiants de l'Université Laurentienne.

La préparation du prochain budget sera notamment à l'ordre du jour dans un contexte où l'économie semble stagner, selon les récents indicateurs. Le Cabinet tentera de déterminer comment la croissance pourrait être stimulée par des investissements stratégiques et de nouveaux emplois.

Sur le front des relations entre les provinces et le fédéral, l'un des plus importants défis se profilant cet automne est une rencontre prévue des premiers ministres qui doit établir une stratégie nationale pour combattre les changements climatiques, notamment en fixant un prix sur le carbone.

La ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna, a reconnu qu'il y avait « certains enjeux difficiles » à surmonter, mais a tenu à dire que de « très bonnes avancées » avaient été accomplies dans les négociations en coulisse. Elle a promis, comme son gouvernement l'avait déjà avancé, un programme sérieux contre les changements climatiques dès cet automne.

Le gouvernement a choisi de tenir sa rencontre sur un campus universitaire afin de diminuer ses dépenses. Les deux dernières retraites du Cabinet, dans une luxueuse station balnéaire du Nouveau-Brunswick et dans les montagnes de l'Alberta, avaient coûté près d'un demi-million de dollars.

Mais la directrice des communications du premier ministre, Kate Purchase, affirme que la raison principale est de faire en sorte que les membres du Cabinet soient près de la « vraie vie » au Canada.

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