•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

De Rimouski à Dorval, 70 ans d'histoire pour Québecair 

Appareil de Québecair, en 1985.

Appareil de Québecair, en 1985.

Photo : Archives Radio-Canada

Radio-Canada

Québecair, la première compagnie aérienne québécoise, aurait 70 ans cette année. De moins en moins de gens le savent, mais cette compagnie qui a connu des heures très prospères est d'origine rimouskoise. Des employés de Québecair se réunissent en fin de semaine pour commémorer son histoire.

Un texte de Brigitte DubéTwitterCourriel

D'après une entrevue réalisée par Richard Daigle, à l'émission « D'Est en Est »

Jean-Louis Trépanier en entrevue avec Richard Daigle à D'est en Est

Parmi eux : Jean-Louis Trépanier qui est entré au service de l'entreprise dès l'âge de 15 ans. Il a occupé presque tous les postes, de manutentionnaire à premier vice-président. Il y a travaillé de 1951 jusqu'à la fin de la compagnie.

Il rappelle que Paul-Émile Lapointe, un commandant démobilisé après la Seconde Guerre Mondiale, a acheté quelques appareils pour fonder le Syndicat d'aviation du golfe. Il était originaire de Pohénégamook (Escourt à l'époque). Quelques temps plus tard, en 1946, les hommes d'affaires rimouskois Wilfrid Ouellet et Albert Dionne allaient fonder Air Rimouski Limitée.

Il faut d'abord savoir qu'à Rimouski, au début des années 1940, les services aériens étaient assurés par Canadian Pacific Airlines.

Autre appareil de Québecair, en 1985.

Autre appareil de Québecair, en 1985.

Photo : Archives Radio-Canada

« L'aéroport de Mont-Joli était alors un aéroport militaire, rappelle M. Trépanier. Après la Seconde Guerre mondiale, il s'est ouvert au trafic public.

Quelques temps plus tard, Canadian Pacific Airlines a choisi de déménager à Mont-Joli, jugeant que les installations étaient de beaucoup supérieures à celles de Rimouski. »

Refusant de voir les services aériens disparaître à Rimouski, ajoute M. Trépanier, les hommes d'affaires ont décidé de lancer leur propre compagnie.

Ils se sont dit : " Ils s'en vont à Mont-Joli? OK! Nous on va s'en partir une, compagnie d'aviation! "

Jean-Louis Trépanier, ex-vice-président de Québecair

En 1953, Roméo Crevier, distributeur de produits Shell qui faisait affaire avec MM Dionne et Ouellet, a décidé d'acheter des actions. Le Syndicat d'aviation du golfe était propriétaire des avions et Air Rimouski Limitée en faisait l'exploitation. Roméo Crevier a décidé de fusionner les deux et d'en faire une entité québécoise appelée Québecair. 

Un aperçu des tarifs dans les années 1950.

Un aperçu des tarifs dans les années 1950.

Photo : Radio-Canada

 

Au départ, la compagnie transportait surtout des bûcherons du Bas-Saint-Laurent travaillant pour la compagnie Anglo Canadian Pulp de Forestville et la Quebec Northshore Paper à Baie-Comeau.

Conditions difficiles pour un avion appartenant à la compagnie Québecair.

Conditions difficiles pour un avion appartenant à la compagnie Québecair.

Photo : Archives Radio-Canada

Après des débuts modestes où la compagnie disposait de cinq appareils, Québecair a prospéré jusqu'à en posséder une cinquantaine et à embaucher 1200 employés.

Le gouvernement du Québec en est devenu l'actionnaire majoritaire en 1981 puis a finalement décidé de s'en départir en 1986, estimant que la compagnie n'était pas assez rentable.

La vente de Québecair a été une décision hautement politique. Des gens étaient contre cette nationalisation.

Jean-Louis Trépanier, ex-vice-président de Québecair

« On a prouvé que c'était possible d'avoir une compagnie aérienne québécoise », conlut fièrement M. Trépanier.

Selon lui, Québecair a pavé la voie à Air Transat, principale compagnie d'aviation québécoise.

Est du Québec

Société