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Haïti reçoit favorablement l'aveu de l'ONU sur son rôle dans l'épidémie de choléra

Des personnes atteintes de choléra dans un centre de Médecins sans frontières à Port-au-Prince (archives)

Des personnes atteintes de choléra dans un centre de Médecins sans frontières à Port-au-Prince (archives)

Photo : AFP / THONY BELIZAIRE

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Haïtiens ont bien accueilli l'aveu des Nations unies, qui a reconnu jeudi avoir joué un rôle dans l'introduction du choléra au pays, qui a connu la pire épidémie de la maladie dans l'histoire récente.

Alors que le nombre de cas de choléra est en baisse constante depuis 2010, le fait que la maladie évitable est toujours présente en Haïti est une source d'irritation importante pour de nombreuses personnes.

Cette semaine, le porte-parole adjoint des Nations unies, Farhan Haq, a transmis une déclaration qui fait référence « à l'implication » de l'ONU, promettant que l'organisation présenterait « une nouvelle série d'actions » dans les deux prochains mois.

Vendredi, M. Haq a ajouté que l'ONU avait « une responsabilité morale envers les victimes ».

Le porte-parole a indiqué que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, élaborait actuellement un plan d'aide afin de fournir de « l'assistance matérielle » aux victimes haïtiennes. Il a même laissé entendre que certaines victimes pourraient bénéficier pour la première fois d'une aide financière de la part de l'ONU.

Pendant des années, l'ONU niait les allégations ou demeurait silencieuse sur son rôle présumé dans l'éclosion de l'épidémie en Haïti, brandissant son immunité diplomatique lorsqu'elle était traînée devant la justice par des victimes.

M. Haq a d'ailleurs répété que la position juridique de l'organisation tenait toujours.

Dans une décision rendue jeudi en fin de journée, la cour d'appel des États-Unis pour le deuxième circuit à New York a maintenu l'immunité de l'ONU face à une poursuite déposée au nom de 5000 victimes du choléra.

Brian Concannon, le directeur général de l'Institut pour la justice et la démocratie en Haïti, a signalé que les défenseurs des victimes allaient observer de près les démarches de l'ONU.

Les plaignants ont maintenant 90 jours pour porter leur cause en appel en Cour suprême.

« Nous déciderons comment nous allons procéder, selon si l'ONU satisfait les droits des victimes du choléra à recevoir un remède efficace », a déclaré M. Concannon par voie de communiqué.

Selon des chercheurs, de nombreuses preuves indiquent que la réintroduction du choléra en Haïti est imputable à des eaux usées rejetées par des Casques bleus.

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