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Ottawa dispose d'une liste de femmes pour baptiser des édifices

Jeanne Mance

Jeanne Mance

Photo : Bibliothèque et Archives nationales du Québec

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement fédéral dispose d'une liste de 29 Canadiennes célèbres qui mériteraient de voir leur nom apposé sur des édifices fédéraux.

Jusqu'à maintenant, aucune femme n'a été choisie, mais le ministère des Travaux publics a indiqué que la liste demeurait disponible pour une utilisation future.

Condition féminine Canada avait proposé les noms au ministère il y a plus de quatre ans. Sur la liste, on retrouve des personnages historiques tels que l'ex-sénatrice et militante Thérèse Casgrain, l'écrivaine Gabrielle Roy, l'ex-gouverneure générale Jeanne Sauvé et la première juge à siéger à la Cour suprême, Bertha Wilson.

Le porte-parole du ministère des Travaux publics, Nicholas Boucher, a indiqué que le choix d'un nom pour un édifice est complexe en soi, parce que le personnage en question doit généralement avoir un lien avec la fonction du bâtiment.

L'ancien gouvernement conservateur a nommé 13 nouveaux édifices entre mars 2012, lorsque la liste a été fournie, et les élections fédérales de l'année dernière.

Quelques femmes célèbres dans la liste du Ministère:

  • Marie-Madeleine Jarret de Verchères : Âgée de 14 ans, elle avait défendu le fort familial d'une attaque des Iroquois en 1692.
  • Agnes Campbell Mcphail : Il s'agit de la première élue à la Chambre des communes en 1921, qui est aussi la première année où les femmes ont pu voter aux élections fédérales.
  • Nellie Letitia McClung : La militante fait partie des plus célèbres suffragettes du Canada, ayant longtemps travaillé pour le droit de vote des femmes au Manitoba, qui est devenue la première province à accorder ce droit aux électrices en 1916.
  • Harriet Brooks : Elle est devenue la première physicienne nucléaire au Canada.
  • Joséphine Marchand-Dandurand : L'écrivaine féministe a rédigé de nombreux textes, en plus de diriger un magazine à la fin des années 1800. Elle est devenue la première femme à être promue officière à l'Académie française.
  • Jeanne Mance : La fondatrice de l'hôpital Hôtel-Dieu, à Montréal, a été la première infirmière en Nouvelle-France.

Deux édifices ont reçu le nom de femmes célèbres pendant ce temps. L'édifice Laura Secord à Saint Catharines, en Ontario, honore la mémoire de l'une des héroïnes de la guerre de 1812, tandis que le laboratoire Dr Alfreda P Berkeley Needler, à Saint-Andrews, au Nouveau-Brunswick, souligne la contribution de la première scientifique qui a travaillé dans cet édifice.

Laura Secord et Alfreda P. Berkely Needler n'apparaissaient pas sur la liste préparée pour l'ancienne ministre de la Condition féminine, Rona Ambrose.

La plupart des autres édifices fédéraux baptisés pendant ce temps portent le nom d'hommes célèbres, comme l'édifice James Michael Flaherty, à Ottawa, en l'honneur du défunt ministre des Finances.

Le nouveau gouvernement libéral devrait nommer son premier édifice fédéral jeudi, mais les femmes devront attendre encore un peu, puisque l'aéroport international de Moncton, au Nouveau-Brunswick, sera rebaptisé en l'honneur de l'ancien gouverneur général Roméo LeBlanc.

La porte-parole du Nouveau Parti démocratique (NPD) en matière de condition féminine, Sheila Malcomson, s'est dite découragée par le manque de progrès.

« Les Canadiens veulent vraiment que leurs institutions publiques reflètent la diversité de leur pays et de leur histoire », a-t-elle déclaré.

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