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Une chercheuse de C.-B. travaille sur un vaccin contre la syphilis

Caroline Cameron, microbiologiste de l'Université de Victoria, travaille à développer un vaccin contre la syphilis.
Caroline Cameron, microbiologiste de l'Université de Victoria, travaille à développer un vaccin contre la syphilis. Photo: Université de Victoria
Radio-Canada

Une microbiologiste de l'Université de Victoria, en Colombie-Britannique, espère être en voie de mettre au point un vaccin contre la syphilis avec une consoeur.

Un texte de Fanny BédardTwitterCourriel

Caroline Cameron, de l'Université de Victoria, et Sheila Lukehart, de l'Université de Washington, ont reçu une bourse de 2,3 millions de dollars du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) américain qui leur permettra de faire des progrès dans le développement du vaccin, selon un communiqué, en faisant des essais précliniques.

La chercheuse britanno-colombienne a déjà créé un vaccin protéinique qui empêchera la bactérie d'entrer dans le système sanguin. Il sera combiné avec des protéines prévenant les lésions créées par Sheila Lukehart. 

Augmentation des cas de syphilis

Malgré les efforts de prévention et les programmes de dépistage et de traitement contre cette infection transmissible sexuellement, le nombre de cas de syphilis est en croissance. Les estimations mondiales évaluent à 36 millions le nombre de cas de syphilis sur la planète, alors que 10,6 millions de nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, d'après le communiqué.

Le nombre de personnes infectées par la syphilis augmente de manière continue aussi au Canada et en Colombie-Britannique, les cas de syphilis sont au plus haut niveau en 30 ans. « Nous espérons qu'un vaccin, combiné aux efforts de dépistage et de traitement, permettra d'éradiquer la syphilis », déclare Caroline Cameron, une des rares scientifiques du monde à s'intéresser à la façon dont l'agent pathogène qui provoque l'infection se propage dans le corps.

C'est un agent pathogène incroyablement invasif.

Caroline Cameron, microbiologiste à l'Université de Victoria

« C'est l'un des rares agents pathogènes qui peut passer du système sanguin au cerveau et de la mère au fœtus », conclut-elle.

Colombie-Britannique et Yukon

Science