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Collusion : la firme CIMA+ veut rembourser

Des dessins d'architecture

Des dessins d'architecture

Photo : Istock

Radio-Canada

La firme d'ingénieurs CIMA+ propose de rembourser les sommes payées en trop par les villes de Montréal, Québec, Laval, Gatineau et Lévis lors de contrats publics obtenus à la suite de manoeuvres illégales.

La firme d'ingénierie a déposé un avis d'intention au Programme de remboursement volontaire (PRV) créé le 2 novembre dernier et administré par le juge à la retraite François Rolland. La demande a été reçue le 12 août.

CIMA+ devient ainsi la sixième compagnie, après Construction DJL, Construction Frank Catania et Associés, Construction IREBEC, Corporoche et SNC-Lavalin, à demander une quittance générale dans le but d'obtenir une sorte de réhabilitation et ainsi éviter de longues procédures, souvent coûteuses.

Le montant des sommes qui pourront être remboursées demeure inconnu, mais la période visée couvre une vingtaine d'années, soit de 1996 à 2015.

L'entreprise ne fait toutefois pas mention de contrats octroyés par le gouvernement du Québec.

Les autres municipalités ou organismes estimant avoir droit à un dédommagement peuvent aussi se manifester, mais ils devront prouver que des sommes leur sont dues.

Des changements de nom : IREBEC, anciennement appelée Mivela Construction, a été dirigée de 1989 à 2012 par Nicolo Milioto, aussi connu sous le nom de « Monsieur Trottoir ». Quant à Corporoche, il s'agit de la structure à la tête de la compagnie Norda Stelo. Cette dernière s'appelait auparavant Roche, une firme qui a été éclaboussée par de nombreux témoignages lors de la Commission Charbonneau.

Le fonctionnement du PRV

CIMA+ faisait partie d'un groupe de firmes soupçonnées de collusion dans plusieurs villes du Québec.

Lorsqu'une entreprise a participé à des stratagèmes de collusion, le programme part d'une présomption voulant que le prix du contrat ait été de 20 % trop élevé. L'entreprise devra ajouter 10 % du montant remboursé pour payer les frais de fonctionnement.

Ce n'est qu'à la toute fin du PRV, dans deux ans, que le public pourra connaître le nom des entreprises qui se seront prévalues de ces dispositions, ainsi que le montant global qui a pu être récupéré auprès d'elles pour les sommes payées en trop dans les contrats publics.

Il est possible pour les firmes, les cabinets d'avocats et les différentes entreprises de se prévaloir du PRV jusqu'à la fin du mois d'octobre afin d'éviter des poursuites.

Le PRV a été mis sur pied par le gouvernement du Québec dans la foulée des travaux de la commission Charbonneau, qui ont révélé que de nombreuses entreprises de construction et firmes de génie-conseil gonflaient leurs factures dans le cadre de contrats publics, au détriment des contribuables.

Avec des informations de François Messier

Politique