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Yémen : plusieurs morts dans un hôpital de Médecins sans frontières atteint par un raid

Des combattants houthis, à Sanaa, au Yémen

Des combattants houthis, à Sanaa, au Yémen

Photo : Reuters / Mohamed Al-Sayaghi / Archives

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une frappe aérienne de la coalition arabe qui soutient le président yéménite en exil a touché un hôpital de Médecins sans frontières (MSF) dans la province de Hadja, dans le nord du Yémen, faisant au moins 11 morts, dont un membre de l'organisation humanitaire. Au moins 19 personnes ont aussi été blessées.

L'hôpital de la ville d'Abs a été partiellement détruit, selon un communiqué de MSF.

Un journaliste présent sur les lieux rapporte que les blessés n'ont pas pu être évacués tout de suite parce que les avions de guerre de la coalition, menée par l'Arabie saoudite et appuyée par les États-Unis, continuaient à survoler la zone, ce qui faisait craindre de nouveaux bombardements.

« Au moment de la frappe, il y avait 23 patients en chirurgie, 25 femmes dans l'unité d'obstétrique, 13 nouveau-nés et 12 enfants en pédiatrie. »

— Une citation de  Médecins sans frontières, sur Twitter

Les États-Unis ont dénoncé les frappes aériennes, mais sans condamner explicitement la coalition arabe.

« Les frappes sur des infrastructures humanitaires, notamment des hôpitaux, sont particulièrement inquiétantes », a déclaré la porte-parole du département d'État américain Elizabeth Trudeau. Elle a exhorté les parties à « cesser immédiatement les hostilités ».

Les États-Unis soutiennent la coalition depuis le début du conflit, notamment en lui vendant de l'équipement militaire. Washington l'a cependant plusieurs fois appelée à éviter de faire des victimes parmi les civils.

Dix enfants tués

Une autre attaque aérienne a touché une école et tué 10 enfants, samedi, dans la province voisine de Saada. Selon la version de la coalition, le bombardement visait un site d'entraînement des Houthis, le mouvement chiite soutenu par l'Iran qui contrôle la capitale Sanaa depuis septembre 2014.

Des dizaines de frappes aériennes ont touché des civils au Yémen depuis le début, en mars 2015, des opérations militaires de la coalition d'États arabes mobilisée par l'Arabie saoudite pour rétablir le pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi en exil.

Depuis 18 mois, le conflit a fait plus de 6400 morts et 30 000 blessés.

« Les habitants du Yémen continuent d'être tués et blessés alors qu'ils cherchent à obtenir des soins médicaux. Le fardeau de la violence sur la population civile est disproportionné. »

— Une citation de  Teresa Sancristóval, de MSF au Yémen, dans un communiqué

Les Houthis et leurs alliés du Congrès général du peuple (CGP), formation politique dirigée par l'ex-président Ali Abdallah Saleh, ont mis sur pied ce mois-ci un conseil pour diriger les parties du Yémen qu'ils contrôlent.

Avec les informations de Reuters, Agence France-Presse, et Associated Press

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