•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une troisième ville interdit le port du « burkini » en France

Une jeune femme porte le burkini sur la plage North Cronulla à Sydney en 2007.

Une jeune femme porte le burkini sur la plage North Cronulla à Sydney en 2007.

Photo : TIM WIMBORNE / Reuters

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le maire socialiste de Sisco, Ange-Pierre Vivoni, a annoncé lundi avoir pris un arrêté interdisant le « burkini » sur les plages de sa commune, après les incidents violents de samedi sur une plage de Sisco (Haute-Corse) entre des riverains et des familles d'origine maghrébine.

« Ce n'est aucunement du racisme, c'est tout simplement pour assurer la sécurité des biens et des personnes et même au-delà de ma commune. »

— Une citation de  Ange-Pierre Vivoni, maire socialiste de Sisco

Ange-Pierre Vivoni a dit appuyer sa décision sur deux arrêtés similaires : celui de la mairie de Cannes, récemment validé par la justice, et celui de Villeneuve-Loubet, pris à la suite du premier.

Appels au calme

Le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, a appelé à « éviter les logiques de tension ».

« Il ne peut pas y avoir une société fondée sur les rapports de force, le communautarisme, le rejet de l'autre, et cela vaut pour tout le monde. »

— Une citation de  Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse

Dimanche, le président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni avait jugé « légitime » la réaction des habitants de Sisco, tout en appelant « chacun à garder son sang-froid après cet épisode qui a entraîné de très fortes tensions en Corse ».

Il a également demandé sur France Info qu'on ne pratique pas « la politique du bouc émissaire qui relève de l'infamie ».

Une atmosphère tendue

Une violente bagarre a éclaté entre des riverains et un groupe d'une dizaine de personnes étrangères à la commune, blessant cinq personnes et provoquant l'incendie de trois véhicules, selon le ministère de l'Intérieur.

L'intervention d'une centaine de policiers et de gendarmes a été nécessaire pour ramener le calme, de nombreux villageois s'étant précipités sur place.

Selon Le Monde, une première altercation avait opposé des pères de famille de confession musulmane à une personne non identifiée - un vacancier, selon les récits de personnes présentes sur place - accusée de prendre des clichés de femmes en burkini.

À la suite de cette rixe, plus de 300 personnes ont défilé dimanche après-midi dans les rues de Bastia aux cris de « on est chez nous », laissant craindre un risque d'escalade même si la manifestation s'est déroulée dans le calme.

Selon des manifestants, plusieurs hommes d'origine maghrébine sont arrivés après la première altercation, munis de hachettes, s'en prenant à un groupe de jeunes gens corses, âgés de 15 à 18 ans, qui étaient sur la plage.

Jean-Guy Talamoni estime que « la communauté de Sisco a été agressée » et a souhaité lui « témoigner [son] soutien ».

Selon Gilles Simeoni, il y a déjà eu des « replis communautaires » ces dernières semaines et « la situation actuelle est complexe avec un pic de tension ».

« On ne peut pas confondre certaines personnes qui se comportent mal avec la quasi-totalité de la population maghrébine qui vit en Corse de façon apaisée et harmonieuse. »

— Une citation de  Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !