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Le Camp-École Chicobi, plus de 50 ans de plaisir et de découvertes en nature

Jeu autour du drapeau au Camp-École Chicobi

Jeu autour du drapeau au Camp-École Chicobi

Photo : Archives - Camp-École Chicobi

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Camp-École Chicobi, à Guyenne, organisait des retrouvailles et diverses activités cette fin de semaine pour célébrer son 50e anniversaire. Un hommage a notamment été rendu au fondateur de ce camp scientifique, le chanoine André Asselin, qui en plus de transmettre le plaisir de la science à plus de 5000 stagiaires, a su préserver ce territoire d'une grande valeur écologique qui regroupe aujourd'hui quatre des huit réserves écologiques de la région.

Un texte d’Émilie Parent-BouchardTwitterCourriel d'après une entrevue de David ChabotTwitterCourriel

Fidèle à sa mission, le Camp-École Chicobi proposait notamment une conférence scientifique du botaniste Pierre Martineau sur les plantes carnivores. Le dimanche matin, les Chicobiens matinaux pouvaient également profiter d'une sortie d'observation des oiseaux. Pendant toute la fin de semaine, la population était invitée à aller et venir autour du site pour partager ses souvenirs de ce camp situé sur les rives du lac Chicobi, dont le nom signifie « branche de cèdre ».

Une passion pour la science depuis plus de 50 ans

Si la fondation officielle du camp Chicobi remonte à 1966, son fondateur, honoré samedi, le chanoine Asselin, souligne que le projet a commencé à prendre forme plus d'une dizaine d'années auparavant, dès 1950, alors qu'il enseignait au séminaire d'Amos. 

« Le supérieur m'avait demandé de former un cercle des jeunes naturalistes, rappelle-t-il, faisant référence au Cercle des jeunes naturalistes Harricana. Ça a commencé comme ça avec des jeunes qui s'intéressaient à la nature. »

À un moment donné, on a décidé ensemble de partager nos connaissances à d'autres jeunes de l'Abitibi en partant le camp Chicobi.

Une citation de :Le chanoine André Asselin, fondateur du camp Chicobi
Un groupe de jeunes au Camp-École ChicobiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un groupe de jeunes au Camp-École Chicobi

Photo : Archives - Camp-École Chicobi

En entrevue à l'émission Des matins en or, le chanoine Asselin rappelle qu'à l'époque, l'ancêtre du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs, le ministère des Terres et Forêts, possède des bâtiments à l'emplacement actuel du Camp. 

« Au lac Chicobi même, [ils] avaient une construction qui était à la disposition des garde-feux. Les garde-feux partaient de cet endroit-là avec des canots quand il y avait des demandes, se souvient-il. On a eu l'autorisation de se servir de ces bâtisses-là, qui étaient inoccupées depuis deux ans. On a parti le premier camp dans cette bâtisse-là », poursuit-il, avant d'ajouter que des rénovations ont été apportées en 1992, mais que le quartier général du camp occupe toujours les mêmes bâtiments. 

Legs scientifique et écologique

On doit au chanoine Asselin la découverte de quelques plantes rares, notamment le mimule glabre (Mimulus glabratus), une plante observée l'été dans les sources du lac Berry, ainsi que quelques fougères botryches dans le secteur de Villemontel. Depuis la fondation du Camp-École Chicobi, dans les années 1960, un très grand périmètre de forêt a d'ailleurs été préservé, un terrain de jeu idéal pour l'observation de plantes, de champignons, de mousses, de lichens, d'insectes et d'oiseaux.

En 2011, le chanoine André Asselin a reçu la médaille du lieutenant-gouverneur du Québec en reconnaissance de son implication bénévole.

Plus de 5000 stagiaires — les Chicobiens —, 300 animateurs, 8000 jeunes de classe nature et 200 administrateurs et bénévoles ont fréquenté le Camp-École Chicobi au fil des ans. La fondation Asselin-Chicobi, mise sur pied au début des années 2000, vise à soutenir ses activités.

À la chasse aux plantes pour la construction d'un herbier au Camp-école ChicobiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

À la chasse aux plantes pour la construction d'un herbier au Camp-École Chicobi

Photo : Facebook : Camp-École Chicobi

Un territoire dont la richesse est reconnue par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les Changements climatiques (MDDLCC)

Témoignant de la richesse du territoire environnant du Camp-École Chicobi, quatre des huit réserves écologiques de la région sont créées dans le secteur.

  • Réserve écologique William Bal dwin (291 ha) :officialisée en 1992, cette portion de territoire nommée en l'honneur de William Kirwan Willcoks Baldwin, premier botaniste à avoir étudié en détail la flore de la région de l'Abitibi. Elle est caractérisée par la présence de tourbières représentatives de la région des basses-terres de l'Abitibi.
  • Réserve écologique des Kettles-de-Berry (267 ha) : créée en 1996, pour « préserver dans des conditions naturelles une partie de l'esker de Berry, ancienne rivière sous-glaciaire caractérisée par la présence de plusieurs lacs et de cuvettes à différents stades d'évolution et portant le nom de kettles », indique le MDDLCC. 
  • Réserve écologique des Dunes-de-Berry (259 ha) : en 1997, le MDDLCC préserve une seconde portion de territoire caractéristique des eskers de Berry. Comme sa voisine citée ci-haut, « on y trouve, entre autres, divers peuplements de pins gris, de grandes formations lichéniques, des prairies sèches de même que des plantes peu communes pour la région, notamment la hudsonie tomenteuse ». 
  • Réserve écologique Chicobi (2123 ha) : créée en 2002, cette réserve écologique est la plus récente des quatre réserves écologiques créées dans le secteur du Camp-École Chicobi, ainsi que la plus vaste. Elle « vise la protection permanente et intégrale d'un ensemble de milieux naturels très représentatifs du nord-ouest québécois, dans un secteur comprenant des collines (les collines Tanginan) et une partie de la plaine argileuse (principale formation géomorphologique de l'Abitibi), deux éléments caractéristiques du paysage typique », écrit le ministère. On y trouve « plus du tiers de toutes les espèces floristiques répertoriées pour l'Abitibi ». 

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