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Comment sauvegarder le patrimoine, maison par maison

La maison Cherrier construite en 1805 à Saint-Denis-sur-Richelieu

La maison Cherrier construite en 1805 à Saint-Denis-sur-Richelieu.

Photo : Radio-Canada/René Saint-Louis

Radio-Canada

Un regroupement propose à Québec d'instaurer un crédit d'impôt pour restaurer les maisons anciennes. L'association Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec a présenté son mémoire lors des audiences sur le renouvellement de la politique culturelle de la province.

Un reportage de René Saint-LouisTwitterCourriel

Dans l'actualité d'à peu près toutes les régions de la province, on parle souvent de protection du patrimoine. Le sort d'une église, d'une vieille maison ou d'anciens hôpitaux divise souvent la population.

Faut-il sauvegarder le Vieux-Hull où un entrepreneur souhaite construire deux tours? À Rimouski, la cathédrale qui est fermée depuis deux ans doit-elle rester un lieu de culte? Les vestiges du Village des tanneries, à Montréal, auraient-ils dû être préservés? Et que dire du fort Numéro-Trois de Lévis?

Les bâtiments qui ne sont pas classés sont les plus vulnérables. Il y a au Québec 574 bâtiments classés, mais des dizaines de milliers de constructions des 18e et 19e siècles ne le sont pas. Ce sont bien souvent de simples vieilles maisons.

Des crédits d'impôt pour préserver le patrimoine

Dans le cadre des consultations publiques en vue du renouvellement de la politique culturelle du Québec, une commission sillonne la province. Elle était à Saguenay lundi, à Joliette mercredi, et elle sera le lundi 15 août à Rimouski. Au total, elle s'arrêtera dans 17 villes.

Plusieurs des mémoires déposés concernent la protection du patrimoine. C'est le cas de celui de l'association Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec, qui recommande au gouvernement d'instaurer un crédit d'impôt pour les propriétaires qui restaurent leur maison en préservant le cachet d'origine.

Le président d'Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec, Louis Patenaude, dans la maison montréalaise de Marie-Lise Brunel, l'une des 700 membres de l'association.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président d'Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec, Louis Patenaude, dans la maison montréalaise de Marie-Lise Brunel, l'une des 700 membres de l'association.

Photo : Radio-Canada/René Saint-Louis

Il faudrait que ce soit encadré. Les propriétaires qui présenteraient un plan de restauration devraient avoir une sorte de compensation fiscale. Légalement, la maison leur appartient à eux, bien sûr, mais ils ont sauvegardé le patrimoine, qui, lui, appartient à tout le monde.

Louis Patenaude, président des Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec

Louis Patenaude précise que le patrimoine se sauvegarde maison par maison. Selon lui, à partir du moment où l'église et les maisons environnantes sont préservées, un village se retrouve avec une personnalité et un patrimoine riche.

Vitrail du 19e siècle de la maison d'un des membres de l'association Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Vitrail du 19e siècle de la maison d'un des membres de l'association Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec.

Photo : Radio-Canada/René Saint-Louis

Il donne en exemple le Vieux-Québec et le Vieux-Montréal, qui sont des leviers de développement économique. Selon lui, les dépenses faites il y a quelques décennies pour restaurer ces secteurs n'auront pas été inutiles. 

Écoutez le reportage de René Saint-Louis diffusé le 14 août à Désautels le dimanche sur ICI Radio-Canada Première.

Un tourisme payant

En Montérégie, cinq villages situés le long de la rivière Richelieu sont membres de l'Association des plus beaux villages du Québec. Ce regroupement en compte 38.

La mairesse de Saint-Denis-sur-Richelieu, Ginette Thibault, partage l'idée d'instaurer un crédit d'impôt. Il faudrait, selon elle, sensibiliser et éduquer les gens pour qu'ils comprennent qu'une telle mesure profiterait à tous.

La mairesse de Saint-Denis-sur-Richelieu, Ginette Thibault, devant la maison Jean-Baptiste-Mâsse, qui abrite le musée des Patriotes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La mairesse de Saint-Denis-sur-Richelieu, Ginette Thibault, devant la maison Jean-Baptiste-Mâsse, qui abrite le musée des Patriotes.

Photo : Radio-Canada/René Saint-Louis

Au niveau touristique, le patrimoine architectural a une grande importance. Le fait d'avoir des visiteurs, ça permet de faire vivre les commerçants. Ça permet de garder des services aux citoyens que n'aurait pas nécessairement un village comme Saint-Denis.

Ginette Thibault, mairesse de Saint-Denis-sur-Richelieu

Le gouvernement devrait aussi aider les villes à préserver leurs joyaux et s'assurer que les élus municipaux soient sensibles à l'importance du patrimoine. Elle estime qu'il faut du courage pour mettre en place des mesures de protection du patrimoine qui peuvent coûter à un maire sa prochaine élection.

Une maison de Saint-Denis-sur-RichelieuAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une maison de Saint-Denis-sur-Richelieu

Photo : Radio-Canada/René Saint-Louis

Il faut avoir la préoccupation avant tout de la municipalité qu'on représente et non en fonction de la facilité. Mais ça, c'est l'histoire de la politique.

Ginette Thibault, mairesse de Saint-Denis-sur-Richelieu

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