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Quand il faut de l’aide pour partir du bon pied

Enfant se cache le visage

Un enfant triste

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Si la rentrée scolaire est stressante pour les familles , c'est encore plus vrai pour les familles dont les enfants vivent de graves difficultés. C'est ce qu'explique Julie Desharnais, travailleuse sociale et directrice des centres de pédiatrie sociale en communauté de la Fondation du Dr Julien.

« Quand un enfant a eu des difficultés à l'école l'année d'avant, les parents comme l'enfant craignent le retour en classe », souligne-t-elle.

C'est pourquoi il est important, selon elle, de créer un lien avec l'enseignant.

« On ne parle pas ici d'un problème en maths », poursuit Mme Desharnais. Quand les travailleurs sociaux sont amenés à participer à un plan d'action pour venir en aide à un enfant ou à une famille, c'est que le problème est plus prononcé. Nous parlons ici de « difficultés psychosociales ». Au nombre de ces « difficultés », on compte notamment la négligence, l'abandon, les abus sexuels ou physiques, la malnutrition, les troubles du comportement et les problèmes de drogue. Il s'agit de problèmes qui empêchent un enfant de s'épanouir sur les bancs d'école.

Il arrive même que ces problèmes soient présents avant la maternelle. « Dans tous les cas, le plus tôt on se penche sur le problème, le mieux c'est. Les ressources existent, mais le temps d'attente est long pour y avoir accès », précise Mme Desharnais.

Avant la maternelle, les parents qui se sentent démunis doivent s'adresser aux CIUSSS (Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux, anciennement CLSC, au Québec NDLR).

« Bien sûr, dans les quartiers Côte-des-Neiges et Hochelaga-Maisonneuve, les gens peuvent venir aux centres de pédiatrie sociale du Dr Julien s'ils en ressentent le besoin, ajoute-t-elle.

Une fois les enfants à l'école, c'est l'équipe de professionnels de l'établissement scolaire qui s'occupe de leur évaluation et qui détermine si un enfant a besoin de spécialistes pour l'aider à surmonter ces difficultés. »

« Les parents sont les experts de leur enfant. En général, s'il y a quelque chose qui les tracasse, c'est qu'il y a vraiment quelque chose qui cloche. Il ne faut pas hésiter à faire appel à des experts et à essayer de trouver des réponses », insiste-t-elle.

Comment détecte-t-on un enfant qui a de la difficulté à fonctionner?

« Quand ça ne va pas bien à l'école, il y a des signes. On doit observer comment l'enfant se comporte : quand il quitte le matin ou qu'il revient de l'école, notamment, ou s'il a de la difficulté à dormir ou à s'endormir, s'il dit qu'il a mal au ventre ou mal à la tête, s'il mange moins bien, ça se peut que ce soit un problème à l'école même. Peut-être qu'il est victime d'intimidation ou qu'il n'aime pas son professeur. Ce n'est pas nécessairement grave, mais il ne faut pas hésiter à le reconnaître et à s'informer, pour justement éviter que ça devienne plus grave », conclut Mme Desharnais.

Biographie
Julie Desharnais est directrice des centres de pédiatrie sociale en communauté de la Fondation du Dr Julien. Travailleuse sociale de formation, elle a œuvré en milieu scolaire dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. Elle s'est jointe à la Fondation du Dr Julien en 2007. Elle est aussi conférencière.

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