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Ottawa vient écouter les représentants acadiens du N.-B. sur les langues officielles

La majorité des représentants présents lors de la table ronde sur les la langues officielles étaient divers groupes acadiens et francophones du Nouveau-Brunswick.
La majorité des représentants présents lors de la table ronde sur les langues officielles étaient membres d'organisations acadiennes et francophones du Nouveau-Brunswick. Photo: Radio-Canada/Pierre-Alexandre Bolduc

Les consultations pancanadiennes du ministère du Patrimoine se sont arrêtées à Fredericton, mardi. Menées par le secrétaire parlementaire responsable des langues officielles, Randy Boissonnault, ces consultations sous forme de table ronde se veulent une façon de discuter des défis et des priorités pour soutenir le bilinguisme au pays.

Un texte de Pierre-Alexandre Bolduc TwitterCourriel

La grande majorité des représentants présents lors de cette table ronde étaient membres de diverses organisations acadiennes et francophones du Nouveau-Brunswick. Quelques représentants anglophones francophiles étaient aussi présents.

Le secrétaire parlementaire responsable des langues officielles, Randy Boissonnault, et le député de Fredericton, Matt DeCourceyLe secrétaire parlementaire responsable des langues officielles, Randy Boissonnault, et le député de Fredericton, Matt DeCourcey Photo : Radio-Canada/Pierre-Alexandre Bolduc

Le secrétaire parlementaire a lancé en tout début de rencontre que son gouvernement se donnait une année entière avant de déposer un plan officiel en matière de langues officielles, « pour permettre à tous les intéressés au pays de s'exprimer sur le sujet ».

Randy Boissonnault a ajouté qu'Ottawa ne voulait plus simplement mettre sur pied une feuille de route, mais bien un plan concret.

Les intervenants sur le terrain demandent plus d'argent

Le président de la Société nationale de l'Acadie, René Cormier, a laissé entendre lors de ses remarques qu'il croyait que le Canada ne comprenait pas la richesse du bilinguisme au pays.

Le directeur général de l'Association des municipalités francophones du Nouveau-Brunswick, Frédérick Dion, croit également que le bilinguisme fait face à des défis importants en milieu minoritaire.

 Si on veut parler de bilinguisme, on doit parler de communautés minoritaires et il faut appuyer ces communautés-là. On sait que les dernières années, ç'a été difficile. Pour régler le problème, il nous faut plus de ressources financières pour la vitalité de nos communautés en situation minoritaires. 

Frédérick Dion, directeur, AMFNB

L'éducation : la clé du succès, selon les intervenants

Parmi les 20 représentants d'organismes à la table ronde, la plupart ont mentionné lors de leurs remarques que la base de la survie du français en milieu minoritaire passait par l'éducation.

Les représentants des districts scolaires du Nouveau-Brunswick ont fait savoir qu'ils souhaitaient que le financement de leurs écoles augmente pour permettre aux francophones de la province de poursuivre leur éducation dans la langue de Molière.

Une direction apolitique plus forte

« Nous avons besoin de sortir les langues de la politique », a lancé le directeur général de l'Alliance Pro-jeunesse, John Sharpe.

Le directeur de l'Alliance Pro-jeunesse a ajouté que le pays en entier avait besoin de direction en matière de langues officielles afin de dépolitiser la question.

Les consultations et tables rondes se poursuivront à Charlottetown, à Halifax et à Moncton cette semaine et au cours de la semaine prochaine.

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