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Trump ferait un président « dangereux », selon des experts républicains de la sécurité

Le candidat républicain à la présidentielle américaine de novembre 2016, Donald Trump

Le candidat républicain à la présidentielle américaine de novembre 2016, Donald Trump

Photo : ERIC THAYER / Reuters

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Cinquante responsables républicains de la sécurité nationale, dont un ancien directeur général de la CIA, ont estimé lundi que Donald Trump, le candidat de leur parti, n'avait pas les qualifications nécessaires pour diriger le pays, ajoutant qu'il serait « le président le plus imprudent de l'histoire américaine ».

Cette déclaration, qui se distingue par la dureté des termes choisis, est le dernier rejet en date de la candidature de l'homme d'affaires à la présidence des États-Unis par des spécialistes de la sécurité du Parti républicain.

« Il manque à M. Trump le caractère, les valeurs et l'expérience pour être président. Il affaiblit l'autorité morale des États-Unis en tant que chef de file du monde libre. Il semble ne pas avoir de connaissance minimale [...] de la Constitution américaine, des lois américaines, des institutions américaines, dont la tolérance religieuse, la liberté de la presse et une justice indépendante », est-il précisé dans la déclaration.

« Aucun de nous ne votera pour Donald Trump », ajoutent les signataires de la déclaration dans un communiqué, soulignant que certains d'entre eux nourrissent également des doutes au sujet de la candidate démocrate Hillary Clinton.

Manque de qualifications

« D'un point de vue de la politique étrangère, Donald Trump n'a pas les qualifications requises pour être président et chef des armées », est-il encore écrit dans la déclaration, d'abord publiée par le New York Times.

« En effet, nous sommes convaincus qu'il serait un président dangereux et qu'il mettrait en péril la sécurité nationale de notre pays ainsi que son bien-être. »

De son côté, la sénatrice républicaine du Maine Susan Collins a également dit qu'elle ne voterait pas pour Donald Trump le 8 novembre, estimant qu'il ne représentait pas les « valeurs républicaines historiques ».

Un ex-conseiller de Condoleezza Rice à l'origine du texte

Parmi les signataires figurent de nombreux responsables qui ont servi sous des présidents républicains, dont l'ancien directeur de la Central Intelligence Agency (CIA) Michael Hayden, qui a également été à la tête de l'Agence de la sécurité nationale (NSA).

On trouve également Michael Chertoff, secrétaire à la Sécurité intérieure sous George W. Bush, John Negroponte, ancien directeur du renseignement national ainsi que deux anciens représentants du commerce américain Carla Hills et Robert Zoellick.

À l'origine de cette déclaration, il y a Philip Zelikow, qui fut l'un des principaux conseillers de l'ancienne secrétaire d'État Condoleezza Rice.

L'ancienne secrétaire d'État, Condoleeza Rice
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L'ancienne secrétaire d'État, Condoleeza Rice

Photo : Robert Galbraith / Reuters

Donald Trump a réagi à cette déclaration en qualifiant les signataires de membres de « l'élite de Washington » qui a échoué et qui « doivent être montrés du doigt pour avoir rendu le monde si dangereux ».

« Ces gens du système - en même temps qu'Hillary Clinton - sont à l'origine des décisions catastrophiques qui ont mené à l'invasion de l'Irak, qui ont laissé des Américains mourir à Benghazi [en Libye, NDLR] et sont ceux qui ont permis l'avènement d'ISIS », a ajouté Donald Trump, utilisant un des acronymes pour désigner l'organisation État islamique.

La déclaration des responsables républicains ne fait pas référence à des propos spécifiques du magnat de l'immobilier, mais elle constitue de toute évidence une réponse à une série de déclarations du candidat à la Maison-Blanche.

Une proximité avec Vladimir Poutine

Donald Trump a, entre autres, soulevé la question de la nécessité de l'OTAN, a exprimé son admiration pour le président russe Vladimir Poutine et a appelé à une interdiction temporaire de l'entrée de musulmans sur le territoire américain.

Au cours de la journée de lundi, Donald Trump a dévoilé son programme économique pendant un discours prononcé à Détroit, promettant notamment des réductions d'impôts pour les ménages et les entreprises et une déréglementation s'il est élu président des États-Unis le 8 novembre.

La présidentielle américaine 2016 - notre section spéciale

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