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Trump veut baisser les impôts et relancer Keystone XL

Le discours de Donald Trump devant le Detroit Economic Club a été interrompu à plusieurs reprises par des manifestants, dont cette femme, qui a été expulsé des lieux.

Le discours de Donald Trump devant le Detroit Economic Club a été interrompu à plusieurs reprises par des manifestants, dont cette femme, qui a été expulsé des lieux.

Photo : La Presse canadienne / AP/Evan Vucci

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Donald Trump a promis lundi des réductions d'impôts pour les ménages et les entreprises et une déréglementation s'il est élu président des États-Unis le 8 novembre.

Déterminé à tourner la page d'une série de polémiques qui ont affaibli sa position dans les sondages face à la démocrate Hillary Clinton, le candidat républicain a dévoilé son programme économique pendant un discours prononcé à Détroit, régulièrement interrompu par des manifestants.

Outre les baisses d'impôts, qui concerneront en particulier les parents qui élèvent des enfants, Donald Trump a promis un moratoire temporaire sur de nouvelles réglementations fédérales et il s'est engagé à relancer le projet controversé d'oléoduc Keystone XL.

Le milliardaire a aussi profité de ce discours devant le Detroit Economic Club pour lancer une nouvelle charge contre Hillary Clinton.

« Elle est la candidate du passé. Nous représentons l'avenir », a-t-il dit de sa rivale démocrate, dont l'équipe de campagne estime que la politique fiscale de Trump conduirait le pays à la récession.

Il s'agissait du premier discours du milliardaire sur l'économie depuis qu'il a annoncé la semaine dernière avoir constitué une nouvelle équipe de 13 conseillers en la matière, alors qu'il cherchait à tourner la page d'une polémique avec la famille d'un capitaine de l'armée américaine tué en Irak.

« Il essaie de reprendre la main après ses dérapages des 10 derniers jours », a commenté Ron Bonjean, un stratège républicain à Washington. « Il veut dire aux électeurs qu'il ne se contente pas de tweeter en direct sa campagne, qu'il y a une réflexion plus profonde derrière sa démarche. »

Dans le cadre de sa politique de simplification fiscale, Trump a proposé de réduire les tranches d'imposition de sept à trois et d'abaisser la tranche la plus élevée de 39,6 % à 33 %. Il avait un temps évoqué une tranche supérieure à 25 %, mais il a renoncé à ce projet dont les experts avaient souligné qu'il mettrait en péril les finances du gouvernement.

L'homme d'affaires a plaidé pour de nouvelles déductions fiscales en faveur des ménages élevant des enfants. Un membre de son équipe de campagne a expliqué que cette proposition était motivée par le fait que « nous ne voulons pas qu'avoir des enfants soit un désavantage économique ».

Trump a aussi confirmé qu'il comptait abaisser le taux de l'impôt sur les sociétés à 15 %. Le taux actuel est de 35 % et les républicains militent de longue date en faveur de sa réduction.

« Révolution fiscale »

D'après le banquier Stephen Calk, l'un des membres de son équipe de 13 conseillers économiques dévoilée la semaine dernière, les propositions de Trump en matière d'impôts constituent la plus grande révolution fiscale aux États-Unis depuis les réformes de Ronald Reagan en 1986.

L'objectif de ce plan est de réduire la fiscalité des entreprises afin notamment d'inciter les multinationales à rapatrier leurs bénéfices réalisés à l'étranger, selon Stephen Calk.

Donald Trump a fait fortune dans l'immobilier à New York et il n'a jamais exercé de mandat électif. Il met en avant cette expérience d'homme d'affaires pour défendre sa capacité à créer des emplois et critiquer l'actuel président démocrate, Barack Obama, auquel il reproche une reprise économique trop molle après la crise de la fin de la décennie 2000.

De l'avis de nombre d'observateurs de la vie politique américaine, Donald Trump vient de vivre la pire semaine de sa campagne. Celle-ci a été marquée par une polémique avec les parents d'un soldat américain de confession musulmane tué dans la guerre en Irak, mais aussi par de nouvelles critiques de dirigeants du Parti républicain.

Cette séquence a eu des répercussions dans les intentions de vote. Un sondage publié dimanche par le Washington Post et ABC News lui donne ainsi huit points de retard sur Hillary Clinton, à 42 % contre 50 %.

L'équipe de campagne de la candidate démocrate, qui exposera ses propres projets économiques jeudi, a accusé Donald Trump, avant même son discours, de vouloir baisser les impôts des plus riches et des grandes entreprises, de pénaliser les salariés et d'entraîner l'économie américaine vers la récession.

Donald Trump, dont la base électorale se trouve dans la classe ouvrière blanche, a prononcé son discours dans la ville de Détroit, berceau de l'industrie automobile américaine, frappée par des délocalisations vers le Mexique, pays que l'homme d'affaires prend régulièrement pour cible.

Il s'est ainsi engagé à revenir sur certains accords commerciaux internationaux, notamment le traité nord-américain de libre-échange avec le Canada et le Mexique (ALENA), promulgué en 1994 par le président de l'époque, Bill Clinton, mari de l'actuelle candidate démocrate.

La présidentielle américaine 2016 - notre section spéciale

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