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Désastre de la mine de Mount Polley : des résidents toujours inquiets

Le déversement d'eaux usées en août 2014 de la mine du Mount Polley en Colombie-Britannique

Le déversement d'eaux usées en août 2014 de la mine du Mount Polley en Colombie-Britannique

Photo : JONATHAN HAYWARD

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Deux ans plus tard, le déversement d'eaux usées de la mine de Mount Polley ne semble pas avoir eu d'effet négatif sur la santé des résidents de Likely, mais les conséquences sur l'environnement sont encore bien présentes, selon des résidents et des organismes.

Le 4 août 2014, le mur d'un bassin de décantation de la mine de Mount Polley, située dans la ville de Likely, en Colombie-Britannique, cède et déverse 24 millions de litres d'eaux usées et des déchets miniers dans les cours d'eau avoisinants, notamment dans le lac Quesnel. Un groupe d'experts indépendants avait conclu que le bassin de décantation avait été mal conçu.

Lisa Kraus, vice-présidente de la chambre de commerce de Likely, affirme que beaucoup de résidents refusent toujours de boire l'eau provenant du lac Quesnel, et ce, même si les autorités assurent pourtant qu'elle est potable. « Durant toute l'année, le lac avait une teinte verte que nous n'avions jamais vue auparavant, c'est inquiétant », dit-elle.

« On veut que la situation revienne à ce qu'elle était avant. »

— Une citation de  Lisa Kraus, résidente de Likely et vice-présidente de la chambre de commerce

Des règlements plus stricts

Le ministre des Mines, Bill Bennett, assure que depuis le désastre, le gouvernement a mis en place les règlements plus stricts dans l'industrie. Il explique que le code minier a été révisé et a permis, entre autres, d'améliorer la surveillance des mines.

Désormais, les digues des bassins de décantation doivent suivre des normes de construction qui tiennent compte de la particularité des terrains de la Colombie-Britannique. Les minières doivent aussi indiquer dans leurs demandes de permis comment elles comptent gérer les risques physiques associés à leurs installations.

Dans un rapport, le groupe écologiste Sierra Club BC et l'expert en mine Dave Chambers affirment que la province n'en fait pas encore assez. « Malheureusement, nous continuons de voir des prévisions trop optimistes sur les conséquences des résidus et sur la qualité de l'eau qui nuisent à la crédibilité du gouvernement et de l'entreprise », affirme Dave Chambers dans le rapport.

Des Autochtones craignent des dommages irréparables aux populations de saumons parce que des rivières touchées par la catastrophe servaient à la montaison du poisson.

Le gouvernement a été blanchi de toute responsabilité en juillet 2015 par la commissaire à l'information et à la protection de la vie privée, Elizabeth Denham.

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