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Des femmes autochtones ontariennes attendent avec impatience le début de l'Enquête nationale

Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées

Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'annonce de la ministre Bennett concernant l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées est bien accueillie par des membres des Premières Nations de l'Ontario. 

Mercredi matin, la ministre des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, a précisé le mandat de cette commission d'enquête publique indépendante et a dévoilé le nom des cinq commissaires retenus par le gouvernement pour celle-ci

La grande chef adjointe de la Nation Nishnawbe Aski, Anna Betty Achneepineskum, se dit ravie de constater que les pratiques policières seront examinées par la commission.

Elle déplore toutefois que la « discrimination systémique au sein du système judiciaire » n'ait pas été abordée.

« J'ai travaillé plusieurs années dans le système judiciaire et j'ai vu des cas où un individu... vous savez s'ils sont accusés d'avoir enlevé la vie à une femme autochtone ou à une personne autochtone, le système judiciaire est clément envers ces individus »

— Une citation de  Anna Betty Achneepineskum, grande chef adjointe de la Nation Nishnawbe Aski

Anna Betty Achneepineskum affirme que sa Nation est déçue du manque de précision sur la façon dont les Premières Nations peuvent collaborer avec les acteurs du système judiciaire en vue de son amélioration. 

Elle espère aussi que les travaux de la commission témoigneront des conséquences négatives du manque de financement des services de police autochtones sur les enquêtes concernant la disparition ou la mort de femmes autochtones.

Il y a deux semaines, la Nation Nishnawbe Aski a menacé de démanteler son service de police si son financement n'était pas augmenté

Mieux comprendre les réalités des femmes autochtones 

Carolyn Kokokopinace, membre de la Première Nation de Grassy Narrows, est fière que la commissaire en chef choisie par le gouvernement soit une femme.

« Elle [la juge Marion Buller] est en mesure de comprendre ce que c'est d'être une femme autochtone », dit-elle. 

Sensibiliser la population aux réalités des femmes autochtones est ce que tente de faire la famille de Sandra Johnson, assassinée à Thunder Bay en 1992.

La soeur de Sandra Johnson, Sharon, affirme que l'annonce de mercredi concernant l'Enquête nationale vient appuyer les efforts de sa famille. 

« Je ne faisais que pleurer et c'était tellement difficile de ne pas avoir le soutien de la communauté et des autres personnes », dit-elle.

La première partie de la commission d'enquête se déroulera du 1er septembre au 31 décembre 2018. Un rapport provisoire avec des recommandations à l'intention du gouvernement doit être remis à l'automne 2017, et un rapport final à la fin de 2018.

La grande chef adjointe de la Nation Nishnawbe Aski, Anna Betty Achneepineskum, croit toutefois qu'il ne faut pas attendre les rapports de la commission pour agir.

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