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Un an après l'entrée en Bourse de Stingray, son cofondateur ne regrette rien

Un des vice-présidents de Stingray, Lloyd Feldman, et l'entrepreneur Éric Boyko prennent la pose.
Un des vice-présidents de Stingray, Lloyd Feldman, et l'entrepreneur Éric Boyko prennent la pose. Photo: Radio-Canada
La Presse canadienne

Le grand patron de Stingray, Éric Boyko, n'a aucun regret de s'être tourné vers les marchés pour assurer la croissance de son entreprise et il espère rejoindre les rangs de fleurons comme Alimentation Couche-Tard et Groupe CGI.

Auparavant, le fournisseur de services musicaux était aussi détenu par le Fonds d'investissement Novacap et Telesystem, ce qui n'est plus le cas depuis le premier appel public à l'épargne du 3 juin 2015 qui a permis à la société de récolter pas moins de 180 millions $.

« Lorsque nous avions des investisseurs privés, nous devions faire état mensuellement de nos activités et maintenant c'est chaque trimestre », a expliqué M. Boyko, en marge de la première assemblée annuelle de Stingray, qui s'est déroulée mercredi devant près de 350 personnes dans le Vieux-Montréal.

Étrangement, il y a moins de pression. Le conseil d'administration a une vision [à long terme]. Les membres ne font pas seulement regarder les éléments à court terme.

Éric Boyko, président de Stingray

Même si Stingray est inscrite en bourse, près de 23 % des actions émises en circulation et 58 % des droits de vote sont contrôlés par la direction et les administrateurs de la société, dont M. Boyko.

Selon lui, cela contribue à assurer une stabilité à long terme en plus de protéger l'entreprise d'une offre non sollicitée.

Quatre à cinq acquisitions annuelles

En se félicitant des résultats de la dernière année devant les actionnaires, le président et chef de la direction de Stingray a néanmoins concédé que son plus grand défi des 12 derniers mois aura été de bonifier l'équipe de direction.

D'ici 2020, Stingray a l'objectif de réaliser des revenus d'environ 200 millions $ et la direction souhaite que 70 % de ce montant provienne de l'extérieur du Canada.

M. Boyko est d'avis que sa stratégie actuelle visant à réaliser annuellement de quatre à cinq acquisitions plus nichées sera suffisante pour y arriver. Il n'écarte toutefois pas des transactions plus importantes.

En offrant un service de musique en continu sur ses nombreuses chaînes ainsi que sur son application mobile, Stingray emprunte un chemin bien différent par rapport à des géants comme Spotify, Apple Music ou Google Play, qui permettent à leurs utilisateurs de choisir leurs morceaux.

Malgré la popularité de la musique sur demande, pas question de changer le modèle d'affaires de l'entreprise, assure M. Boyko.

« Nous offrons 2000 chaînes, a-t-il dit lors de l'assemblée. Une personne ne peut pas choisir sa chanson, mais peut choisir le style qu'elle désire écouter. Nous sommes uniques. Personne ne s'approche de notre modèle. »

Un modèle qui déplaît à sa rivale Music Choice

Par ailleurs, Stingray devrait déposer d'ici la fin du mois d'août sa défense à la suite de la poursuite déposée en juin dernier par Music Choice, qui l'accuse d'avoir violé quatre de ses brevets.

L'entreprise – formée notamment par des filiales de Microsoft, Sony, Time Warner Cable et Comcast – affirme que Stingray se serait approprié certaines technologies après avoir obtenu des informations privilégiées en 2013, alors que la société montréalaise envisageait de l'acquérir.

Stingray estime avoir la preuve, dans les documents découlant de l'acquisition de Music Choice Europe en 2011, que les arguments de sa rivale américaine sont sans fondements.

Résultats du premier trimestre

L'entreprise a également profité de son assemblée annuelle pour dévoiler ses résultats du premier trimestre, qui ont dépassé les attentes des analystes. Cette performance s'est reflétée sur son action, qui, en après-midi, à la Bourse de Toronto, se négociait à 7 $, en hausse de 24 cents, ou 3,55 %.

Stingray a engrangé un bénéfice net de 2,04 millions $, ou 4 ¢ par action, comparativement à une perte nette de 1,8 million $, ou 5 ¢  par action, il y a un an.

Économie