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Sécurité mobile: la reconnaissance de l'iris arrive

La reconnaissance de l'iris pour déverrouiller les téléphones intelligents gagne en popularité

La reconnaissance de l'iris pour déverrouiller les téléphones intelligents gagne en popularité

Photo : Maxime Johnson

Maxime Johnson
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au moment où l'importance de la sécurité informatique se fait plus évidente que jamais, les fabricants explorent différentes avenues pour augmenter la sécurité des appareils électroniques. Après les mots de passe et les empreintes digitales, la biométrie oculaire commence à s'imposer comme le nouveau chouchou de la sécurité mobile.

Comment ça fonctionne?


Quelques compagnies ont dévoilé au cours des derniers mois des téléphones équipés d'un lecteur d'iris, notamment le Fujitsu Arrows NX F-04G, le Microsoft Lumia 950 XL et plus récemment le Samsung Galaxy Note 7, un téléphone Android qui sera lancé au Canada le 19 août prochain.

Ces lecteurs d'iris sont placés au-dessus de l'écran des téléphones et balaient les yeux de l'utilisateur avec une lumière infrarouge afin de reconnaître les caractéristiques de ses iris.

Comme avec les empreintes digitales, chaque personne possède des iris uniques. Ceux-ci peuvent donc être utilisés pour déverrouiller un téléphone ou accéder à ses données personnelles.

La technologie est utilisée depuis plusieurs années dans différents secteurs, notamment dans les aéroports, mais elle commence à peine à faire son apparition dans les appareils électroniques pour le grand public. Jusqu'à tout récemment, les lecteurs étaient simplement trop gros et trop dispendieux pour une utilisation du genre.

En plus des téléphones, certains ordinateurs sont aussi équipés de lecteurs d'iris, notamment les Surface Book et Surface Pro 4 de Microsoft, lancés l'année dernière.

Iris ou empreintes digitales : qu'est-ce qui est le plus efficace?


La reconnaissance de l'iris est un procédé rapide. Une fois ses yeux enregistrés, une opération qui ne prend que quelques secondes, il suffit de regarder le lecteur pour déverrouiller un appareil.

Dans le cas du Galaxy Note 7, l'utilisateur se place à environ 30 centimètres de son téléphone, une distance un peu plus courte que ce que l'on ferait normalement, et le processus ne dure qu'une seconde ou deux.

La reconnaissance fonctionne bien, même si on porte des lunettes, mais elle est un peu plus lente dans un environnement fortement éclairé.

À l'heure actuelle, force est toutefois de reconnaître que la reconnaissance d'empreintes digitales est plus rapide, notamment parce que la reconnaissance de l'iris prend un certain temps à s'activer.

Sur le Galaxy Note 7, il faut ainsi allumer l'écran de son téléphone, glisser son doigt sur l'écran et ensuite regarder le lecteur pour déverrouiller l'appareil avec ses yeux, tandis qu'il suffit de peser sur son bouton d'accueil pour le déverrouiller avec ses empreintes digitales.

Les fabricants de téléphones ont toutefois eu quelques années pour peaufiner les lecteurs d'empreintes digitales, tandis que les lecteurs d'iris commencent à peine à faire leur apparition. Ceux-ci pourraient donc s'améliorer rapidement.

Sur les ordinateurs, notamment ceux qui peuvent profiter de la fonctionnalité Windows Hello, la différence de temps entre l'ouverture avec une empreinte digitale ou son iris est d'ailleurs déjà beaucoup plus petite.

Il est toutefois bon de noter que selon l'environnement, les lecteurs d'iris pourraient parfois déjà être plus efficaces que les lecteurs d'empreintes digitales, notamment l'hiver lorsque l'utilisateur porte des gants.

Qu'est-ce qui est le plus sécuritaire?


La plus grande force des empreintes digitales dans la sécurité mobile a probablement été de simplifier le processus de déverrouillage des téléphones, ce qui a encouragé plusieurs utilisateurs à protéger pour une première fois leur appareil avec un code.

La méthode a toutefois des défauts importants. On laisse ses empreintes sur tout ce que l'on touche, et il est assez facile de déjouer un lecteur avec un moule 3D d'une empreinte.

Parmi les avantages de la biométrie oculaire, notons qu'on ne laisse pas de traces de ses iris derrière soi. L'iris ne change pas non plus avec le temps ou selon les conditions ambiantes (contrairement aux empreintes digitales), et les systèmes de reconnaissance ont de très faibles taux de faux positifs.

La technologie n'est évidemment pas parfaite. Elle peut être contournée (difficilement, mais quand même), et l'idée d'illuminer son iris avec une lumière infrarouge ne plaira certainement pas à tout le monde. D'un point de vue sécuritaire, les experts s'entendent néanmoins pour la préférer à la reconnaissance d'empreintes digitales.

Considérant son efficacité déjà correcte, son aspect sécuritaire et l'importance que les consommateurs attribuent de plus en plus à la sécurité informatique, gageons que la technologie devrait rapidement gagner en importance dans les téléphones intelligents au cours des prochaines années.

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