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Apprendre en jardinant, un projet d'école autosuffisante à Trois-Rivières

Apprendre en jardinant, un projet d'école autosuffisante à Trois-Rivières
Radio-Canada

Une entrepreneure de Trois-Rivières rêve qu'une école autosuffisante voie le jour dans sa ville. Karrine Sévigny souhaiterait que l'établissement soit indépendant sur les plans énergétique et alimentaire.

Un potager, une fermette et un bassin d'aquaculture pourraient être intégrés à l'école. Karrine Sévigny estime que cela permettrait aux jeunes d'intégrer des notions de français, de mathématiques ou d'anglais, par exemple, en les appliquant au travail de la terre.

À travers le cursus du ministère de l'Éducation, les enfants s'occuperaient du jardin, des soins des animaux et de la transformation des légumes, puis développeraient des projets entrepreneuriaux.

« Si c'est la cuisine, ils vont pouvoir faire des livres de recettes soit en français, en anglais, puis intégrer les mathématiques à l'intérieur. C'est vraiment comme les écoles alternatives, mais plus poussé », explique-t-elle.

Souvent, le gros manque, c'est que les enfants ne connaissent pas trop ce qui vient de la terre, comment on s'autosuffit.

Karrine Sévigny, entrepreneure de Trois-Rivières

Mme Sévigny souhaiterait que l'école accueille des élèves du primaire et du secondaire.

Karrine Sévigny, à Trois-RivièresKarrine Sévigny, à Trois-Rivières Photo : Radio-Canada/Alexandre Duval

Besoin de financement et d'un terrain

Karrine Sevigny a démarré une campagne de sociofinancement. Elle souhaite recueillir 65 000 $ pour développer les plans de l'école et consulter divers groupes et entreprises.

Elle a aussi embauché un lobbyiste dont le mandat sera d'obtenir des subventions et de faire reconnaître un statut de coopérative de solidarité pour l'établissement scolaire.

Si on prouve que le modèle est viable et que c'est un modèle qui permettrait au Québec d'évoluer différemment, ce serait un modèle à proposer au gouvernement.

Karrine Sévigny, entrepreneure de Trois-Rivières

Karrine Sévigny devra démontrer la faisabilité de son projet, qu'elle estime à 10 millions de dollars, auprès du ministère de l'Éducation du Québec. Il lui faudra de plus obtenir un permis d'école privée.

Des écoles qui prennent la forme d'une coopérative

Rien n'empêcherait techniquement la future école de Karrine Sévigny de prendre la forme d'une coopérative. Il existe 4 écoles privées qui ont ce statut au Québec. Or, l'école devra nécessairement obtenir un permis d'école privée. La demande de permis devrait être présentée avant le 1er septembre 2018, si l'école devait ouvrir en 2019, comme souhaité par Karrine Sévigny.

Une pétition pour une école autosuffisante à Trois-Rivières, mise en ligne par Mme Sévigny, avait recueilli environ 200 signatures au 2 août 2016.

D'après les informations d'Alexandre Duval

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