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Découvrir les plantes comestibles du littoral laurentien

Différentes plantes comestibles se retrouvent facilement le long du littoral.

Différentes plantes comestibles se retrouvent facilement le long du littoral.

Photo : François Gagnon

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les plantes sauvages maritimes font petit à petit leur place dans notre assiette. En bordure du littoral, la cueillette de la salicorne, des épinards ou du pois de mer suscite un nouvel engouement, mais comporte aussi ses risques pour la préservation de la ressource.

À la découverte de plantes savoureuses avec deux jeunes entrepreneures du Bas-Saint-Laurent qui en ont fait leur gagne-pain.

Un texte de Caroline CyrTwitterCourriel

Nadia Vaillancourt et Claudie Gagné ont toutes deux accepté de nous accompagner le long des berges pour partager leur savoir avec nous. Elles ont fondé leurs entreprise respective avec un souci particulier pour l'aspect « éthique » de la cueillette en bordure du littoral et la protection du fleuve Saint-Laurent et de ses rives.

Nadia Vaillancourt, fondatrice de La Cabottine - Saveurs indigènes, et Claudie Gagné, fondatrice de l'entreprise Les Jardins de la merAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nadia Vaillancourt, fondatrice de La Cabottine - Saveurs indigènes et Claudie Gagné, fondatrice de l'entreprise Les Jardins de la mer

Photo : François Gagnon

Nadia Vaillancourt, La Cabottine - Saveurs indigènes
Nadia Vaillancourt est biologiste de la faune de formation, avec une spécialisation en foresterie. Elle a aussi beaucoup travaillé à la protection et à la conservation des milieux sensibles. Elle s'est découvert une passion pour les plantes sauvages comestibles au fil des ans. Depuis 2014, elle vit de la cueillette et fait découvrir des produits sauvages de la région dans les marchés, différents commerces et restaurants de la région.

Claudie Gagné, Les Jardins de la mer
Claudie Gagné, originaire du Kamouraska, cueille des plantes sauvages depuis maintenant 18 ans. Elle a appris tout ce qu'elle sait sur les plantes par ses voyages et ses expériences sur le terrain. Elle a fondé son entreprise Les Jardins de la mer, qui met en valeur les plantes comestibles des berges. Elle s'est aussi donné comme mission de militer pour la protection du fleuve Saint-Laurent et de ses berges. Elle offre différents ateliers d'initiation à la cueillette respectueuse.

Les plantes sauvages comestibles du littoral

Pour une cueillette « éthique »

Découvrir les plantes du littoral et leurs secrets

Plantes comestibles du littoral : pour une cueillette « éthique »

Photo : François Gagnon

Les plantes comestibles de bord de mer connaissent un engouement certain. Elles se retrouvent au menu d'un nombre grandissant de restaurants. Et les consommateurs en redemandent.

« Moi, au début, je disais au monde. "C'est de la salicorne, mangez ça, c'est bon! J'en fournis au Toqué, à Montréal!" Puis le monde ne savait pas c'était quoi », raconte Claudie Gagné. « Dix ans plus tard, j'ai des cinquantaines de clients qui viennent ici. Ils veulent de la salicorne! » s'exclame-t-elle.

Elle considère sa passion pour les plantes de la batture indissociable de ses efforts de sensibilisation.

Claudie Gagné, en pleine cueillette de spergulaire maritimeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Claudie Gagné, en pleine cueillette de spergulaire maritime

Photo : François Gagnon

Moi c'est vraiment ce qui donne du sens à ce que je fais. C'est de faire connaître la batture, pour que le monde ait aussi ce déclic-là, que c'est notre garde-manger, le fleuve, c'est à nous autres, puis qu'il faut en prendre soin.

Une citation de :Claudie Gagné, fondatrice, Les Jardins de la mer

Claudie Gagné, comme Nadia Vaillancourt, voit venir les nouveaux cueilleurs d'un bon oeil, mais exige un respect irréprochable de la ressource.

Si on n'est pas 100 % sûrs de la cueillette que l'on fait, que ce soit le type de plante ou encore la partie de la plante qu'on cueille... Si ça peut nuire à la prolifération de l'espèce, à la survie de l'espèce, on s'abstient.

Une citation de :Nadia Vaillancourt, biologiste et fondatrice, La Cabottine - Saveurs indigènes

La cueillette de plantes sauvages maritimes est très peu encadrée au Québec, ce qui laisse le champ libre aux passionnés, mais comporte aussi certains risques. « Oui, il y a de plus en plus de cueilleurs, reconnaît Claudie Gagné, mais l'important c'est de se parler, puis entre nous, d'avoir un respect pour ceux qui sont là et de qui fait quoi.. »

Des épinards de mer, de la salicorne et du persil de mer se retrouvent un peu partout le long du littoral.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des épinards de mer, de la salicorne et du persil de mer se retrouvent un peu partout le long du littoral.

Photo : François Gagnon

Vers un encadrement plus serré de la cueillette

L'Association pour la commercialisation des produits non ligneux (ACPFNL) et le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) travaillent à la mise en place de certaines normes pour encadrer la cueillette.

Les démarches sont plus avancées pour ce qui est de la cueillette des champignons sauvages, plus répandue au Québec. Mais le président de l'association, François-Xavier Fauck, confirme que le lancement de guides de bonne conduite est prévu d'ici deux à trois ans pour d'autres produits forestiers, dont les plantes du littoral.

C'est un petit peu au niveau de la demande que ça va se passer. Les transformateurs, les chefs cuisiniers, les épiciers, vont vouloir maintenant avoir une preuve que les produits ont été cueillis par des cueilleurs qui ont une certification, qu'ils ont subi un contrôle de qualité.

Une citation de :François-Xavier Fauck, président de l'Association pour la commercialisation des produits non ligneux
Persil de merAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Persil de mer

Photo : François Gagnon

Il dit pour l'instant faire confiance aux quelques cueilleurs qui sont dans le secteur d'activité. « Ils ont une expertise. On le voit à travers leurs produits quand on les reçoit. C'est cueilli de manière intelligente », indique-t-il.

François-Xavier Fauck ajoute qu'un travail de documentation se poursuit et que certaines données pourraient éventuellement être partagées avec Pêches et Océans Canada, comme c'est le cas pour les algues de mer.

Avec la collaboration de François Gagnon, Simon Rail-Laplante et Denis Castonguay 

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Acadie